Carlo Di Antonio au Salon de l’Auto : vers une flotte publique verte

Lors de sa visite au Salon de l’Auto, le ministre wallon Carlo Di Antonio a annoncé que, depuis le 1er janvier 2017, la Wallonie s’engage à remplacer progressivement ses véhicules à carburant essence ou diesel.

Précisément, 50% des véhicules de la flotte publique wallonne remplacés seront des véhicules à carburant alternatif, propres ou très propres à partir du 1er janvier 2017, et ce en suivant l’évolution des performances écologiques de ces véhicules.

A partir du 1er janvier 2030, 100% des véhicules de la flotte publique wallonne remplacés seront des véhicules à carburant alternatif. Par carburant alternatif, on entend : CNG, hybride, électrique, hydrogène.

280 à 300 véhicules par an

La flotte publique wallonne est composée de 2.865 véhicules dont 12 électriques et 5 hybrides. Le taux de renouvellement annuel est estimé à plus de 10%, soit entre 280 et 300 véhicules.

Au-delà d’améliorer la qualité de l’air en Wallonie, cette mesure permet d’inciter les investisseurs privés à poursuivre ou accélérer le déploiement des infrastructures en carburants alternatifs qui répondent aux attentes wallonnes et européennes (pompes ou bornes de rechargement).

Les pouvoirs locaux et les organismes d’intérêt public (OIP) sont encouragés à tendre vers un taux de remplacement de 20% de leur flotte par des véhicules à faibles émissions.

Les transports publics wallons sont également visés par une mesure de verdissement. La réduction de l’empreinte écologique du groupe TEC et une diminution de la pollution locale sera rendue possible grâce à l’achat de 298 bus hybrides pour les années 2017, 2018 et 2019. Onze bus hybrides roulent déjà depuis le 13 janvier dernier à Namur.

Déploiement des infrastructures en carburants alternatifs

En juin 2016, le ministre Di Antonio a installé un cadre juridique permettant de soutenir l’installation de points de rechargement en gaz naturel comprimé (CNG) en Wallonie.

Concrètement, le texte précise l’ensemble des conditions d’installation et d’exploitation dans le permis d’environnement (dispositions en matière d’implantation, de construction, d’exploitation, d’entretien et de surveillance,…). Les opérateurs souhaitant installer un point de rechargement de CNG ont maintenant un cadre réglementaire de référence.

L’installation de point de rechargement peut se faire tant par un particulier à son domicile que par une société pour sa flotte d’entreprise ou encore une station service existante.