55% des Belges envisagent une voiture électrique

D’après le ‘Mobility Insight Report’ annuel de LeasePlan, de plus en plus de Belges sont séduits par la conduite électrique. S’ils devaient acheter demain une voiture neuve, 55 % d’entre eux pourraient opter pour un modèle électrique. Les principaux arguments sont la diminution des rejets de CO2 et les coûts de consommation moindres.

Chaque année, le célèbre bureau d’étude Ipsos sonde plus de 5400 conducteurs dans 22 pays – dont la Belgique – pour connaître les dernières tendances en matière de mobilité. L’un des aspects qui attirent le plus l’attention est la conduite électrique ou sans émissions polluantes directes. Deux tiers des répondants se montrent positifs envers les voitures électriques. Environ 44 % assurent que leur attitude à l’égard des voitures électriques s’est améliorée en 3 ans. Chez les Belges, ils sont un sur trois dans ce cas.

Johan Portier : « Un moment charnière »

«Ce sont des chiffres intéressants, mais il ne faut pas se leurrer : c’est juste un instantané. Il nous semble plus important d’examiner les tendances de fond », explique Johan Portier, Managing Director de LeasePlan Belgique. «Mais le Belge moyen commence à accepter la conduite électrique. C’est une tendance extrêmement positive sachant que pour lui, la voiture suscite toujours beaucoup d’émotion. Avec une voiture électrique, il faut faire une croix sur les habitudes de conduite, mais près d’un répondant sur deux l’a déjà accueilli favorablement et est en phase d’acceptation. Nous sommes donc à un moment charnière. Ce qui pourrait doper cette évolution, c’est la diversité de l’offre en modèles électriques, qui ne cesse de grandir, et l’amélioration constante des technologies, notamment en matière de batteries. »

Une image plus verte et plus propre de la voiture électrique

L’étude a examiné les intentions d’achat en faveur d’une voiture électrique. Un peu plus de la moitié des Belges (55 %) déclarent que leur prochaine voiture sera peut-être ou certainement électrique. La Belgique se situe ainsi juste sous la moyenne internationale, mais au-dessus des Pays-Bas et de l’Allemagne, et même de certaines nations scandinaves pourtant traditionnellement considérées comme aux avant-postes.

Les 3 principaux motifs d’adoption de la conduite électrique concernent la diminution des coûts de consommation et des rejets de CO2 (respectivement 47 et 46 %), ainsi que les avantages fiscaux et subventions des autorités aux acheteurs de voitures électriques (33 %). Pour la Belgique, le trio de tête est identique, avec des pourcentages respectifs de 42, 37 et 32 %.

On observe aussi que le critère de pollution moindre, et donc l’image plus verte de la voiture électrique, est un argument plus fréquent des répondants urbains ou jeunes (51 %), de même que chez les femmes (48 %).

Le prix, facteur dissuasif

Bien sûr, plusieurs obstacles expliquent la raison pour laquelle une grande partie des interrogés n’envisagent pas (encore) l’adoption d’un modèle électrique. Pour 68 % des répondants belges, le principal critère demeure le prix d’achat . Si des mesures des autorités permettaient de diminuer ce coût initial, 47 % des répondants seraient davantage enclins à acheter ou louer une voiture électrique.

«Beaucoup d’automobilistes estiment que le prix des voitures électriques est encore trop élevé que pour les adopter aveuglément. Mais les constructeurs passent à la vitesse supérieure et n’attendent pas de devoir être contraints par les autorités à produire des véhicules sans émissions polluantes. Songez par exemple à Volvo, qui a annoncé son intention de ne plus fabriquer que des voitures électriques d’ici 2030 », commente Johan Portier. «De nombreux modèles sont attendus dès cette année dans toutes les catégories, ce qui devrait nous donner un assortiment diversifié et compétitif de modèles alternatifs, parfois même moins coûteux que ceux alimentés aux combustibles fossiles. »

L’écueil des carences en infrastructures

On peut être assez surpris d’apprendre que seulement 28 % des personnes qui envisagent l’achat d’une voiture électrique dans les 5 prochaines années ne considèrent pas le rayon d’action limité des voitures électriques (la peur de tomber en « panne sèche ») comme un obstacle digne de ce nom. Un autre handicap, et de taille, concerne l’infrastructure de recharge, largement insuffisante. Cela empêche en effet 42 % des personnes sondées d’adopter la conduite à l’électricité.

«D’après le rapport, les infrastructures de recharge (publiques) demeurent, tout comme les précédentes années, un point très sensible », dit Johan Portier. « C’est un problème très important qui réfrène les acheteurs potentiels. Le rythme d’aménagement des bornes n’est tout simplement pas assez élevé en Europe. Les autorités ne parviennent pas à fournir les infrastructures nécessaires pour garantir cette évolution vers une mobilité plus propre. Les décideurs de chaque pays doivent donc jouer un rôle, d’une part en élaborant une vision claire à long terme concernant la mobilité, d’autre part en prenant des initiatives, ou en encourageant et facilitant les initiatives privées favorisant un déploiement accéléré d’un réseau de bornes de recharge. »

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