Catherine Free (MG Belgium) : « Un rôle pour les véhicules électriques abordables »

MG est – tout comme Polestar – une nouvelle marque électrique sur notre marché, bien que dans un segment différent. Et à sa tête, c’est aussi une femme : Catherine Free. Et les deux marques d’origine chinoise ont été confrontées à la pandémie COVID-19 lors de leur lancement. Il existe de nombreux parallèles, mais il y a certainement des différences dans la façon de vivre et traiter la situation.

Fin de l’année dernière, vous êtes nommée au poste de Country Manager pour la marque MG. Quelques mois plus tard survient le confinement. Comment une nouvelle marque vit-elle cette situation ?

Le contrat avec Alcomotive pour la distribution de MG a été signé en novembre 2019 et j’ai pris mes fonctions en décembre. Ensuite, la stratégie de mise sur le marché a commencé très rapidement. Notre présence au Salon de l’automobile en janvier dernier a suscité beaucoup d’intérêt de la part des particuliers et des fleetowners. La notoriété, c’est toujours important pour une nouvelle marque. Et puis, il y a eu le Covid-19, avec un impact sur nos objectifs de vente pour le reste de l’année. C’est vrai pour toutes les marques. MG Europe a élaboré un plan de soutien pour nous aider dans les mois à venir. En fait, c’est comme si nous relancions notre stratégie de mise sur le marché.

Quel mix commercial attendez-vous entre les particuliers et le B2B ?

Jusqu’à présent, ce sont principalement des particuliers qui ont acheté, mais beaucoup d’entre eux ont quand même un numéro de TVA pour bénéficier de l’avantage fiscal. Mais on sait que le fleet sera le pionnier en matière de VE. L’approche du fleet prend du temps. C’est une stratégie à long terme. Les clients fleet exigent également des solutions complètes avec une infrastructure de recharge, tant de la part des employés que de l’entreprise elle-même. Nous travaillons donc aussi à des solutions ‘zéro souci’.

Je pense que nous toucherons un peu plus les particuliers que ne le font les marques premium. C’est ce que nous apprennent les sondages. Tous ceux qui voulaient passer à un VE abordable restaient sur leur faim jusqu’à présent. Si vous regardez la qualité, l’équipement et le prix, ce sont des atouts qui jouent en notre faveur.

La crise du coronavirus va-t-elle accélérer ou ralentir la transition vers les VE ?

Je pense à une accélération. J’en veux pour exemple la transition rapide de nombreuses entreprises vers le télétravail, qui est en soi bon pour la mobilité, le climat et l’environnement. On prend de plus en plus conscience que nous pouvons également donner une orientation positive à cette crise en nous concentrant sur une plus grande durabilité dès maintenant. L’élan pour passer à des véhicules ‘zéro émission’ était déjà là – certainement au niveau politique – mais le consommateur rechignait généralement sur le prix. Je suis assez optimiste quant au rôle que joueront les voitures électriques abordables dans cette transition.

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