De plus en plus de Belges veulent acheter une voiture électrique … de moins de 30.000 euros

64 % des Belges qui prévoient d’acheter un véhicule électrique s’attendent à pouvoir le recharger chez eux, mais la disponibilité d’un réseau public de recharge viable reste une préoccupation. C’est ce que révèle de Deloitte dans sa Global Automotive Consumer Study.

Depuis plus de dix ans, Deloitte étudie les comportements et les tendances des consommateurs de l’industrie automobile ayant un impact sur l’écosystème automobile mondial. L’étude de cette année, intitulé « 2021 Global Automotive Consumer Study », résulte du questionnement de plus de 24 000 consommateurs dans 23 pays, dont 1 057 en Belgique. Elle explore les opinions concernant une série de sujets ayant un impact sur le secteur automobile mondial, y compris les implications de la pandémie sur les perceptions des consommateurs, le développement des technologies de pointe et l’impact des plateformes numériques de vente au détail des véhicules automobiles.

Seuls 15% veulent reporter leur achat à cause du Covid

La tendance à long terme vers les véhicules électriques (VE) continue de se consolider : 1 consommateur belge sur 3 prévoit d’en acheter un prochainement, révèle l’étude mondiale de Deloitte sur les consommateurs automobiles en 2021 (Global Automotive Consumer Study). Alors que les consommateurs sur de nombreux marchés dans le monde entier réfléchissent au type de véhicule qu’ils aimeraient acheter et au moment de cet achat en raison de la pandémie, 91 % des Belges déclarent que la crise n’a pas eu d’impact sur le type de véhicule qu’ils prévoient d’acheter ; 15 % seulement prévoient de retarder l’achat de leur prochain véhicule. Néanmoins, les personnes concernées souhaitent y consacrer moins d’argent.

Le pas vers l’électrique, si c’est abordable

Plus d’un consommateur belge sur trois prévoit d’acheter comme prochain véhicule, un véhicule électrique ou hybride. Cependant, avant d’exclure complètement les véhicules à essence/diesel, les consommateurs ont besoin d’être plus rassurés quant au prix, au kilométrage et à la mise en place d’une infrastructure de recharge solide.  Les réglementations plus strictes en matière d’émissions de CO2 qui se profilent à l’horizon laissent toutefois entrevoir une « fenêtre de fermeture » pour le véhicule essence/diesel traditionnel.

  • Les personnes ayant l’intention d’acheter un VE exposent comme principales raisons de leur choix la réduction des coûts de carburant, la diminution des émissions et une meilleure expérience de conduite.
  • Comme l’année dernière, les principales préoccupations sont le coût supplémentaire à payer pour acquérir un véhicule électrique (28 %), l’autonomie (27 %) et le manque d’infrastructures de recharge (19 %).
  • Les deux tiers des acheteurs de VE (67 %) souhaitent acheter un véhicule de moins de 30 000 euros, ce qui indique un seuil de prix pour cette technologie.
  • La plupart des utilisateurs de VE souhaitent pouvoir charger leur VE principalement à la maison (64 %) ou au travail (16 %). Seuls 19 % prévoient d’utiliser des bornes publiques malgré la préoccupation générale persistante concernant la disponibilité d’un réseau de recharge viable.

Les ventes automobiles en ligne augmentent, mais l’expérience ‘en personne’ est préférable

La pandémie de COVID-19 a donné lieu à un plus grand nombre de transactions virtuelles, mais certains aspects du processus d’achat restent difficiles à numériser, ce qui renforce le désir des consommateurs de vivre une expérience ‘en personne’. Les gens ont toujours besoin de voir et de conduire un véhicule avant de l’acheter. En fait, seuls 23 % des consommateurs sont assez ou très susceptibles d’acheter leur prochain véhicule sans l’avoir essayé. De plus, avant d’acheter, les consommateurs souhaitent toujours obtenir une réponse à toutes leurs questions et accordent une grande importance à la transparence des prix.

Seuls 23 % des consommateurs sont assez ou très susceptibles d’acheter leur prochain véhicule sans l’avoir essayé.

Même si les gens recherchent une expérience de vente virtuelle, 9 sur 10 préféreraient encore acquérir physiquement leur prochain véhicule chez un concessionnaire (83 % ‘en personne’). La commodité et la rapidité de la transaction sont les principales raisons qui poussent les consommateurs à envisager un processus virtuel pour l’acquisition de leur prochain véhicule.

Service virtuel : intéressant s’il est gratuit

L’une des transactions virtuelles qui suscite un grand intérêt à l’échelle mondiale est le service virtuel, qui consiste à récupérer un véhicule à domicile ou au bureau lorsqu’il doit être réparé. En Belgique, les consommateurs sont largement favorables (49 %) à ce service supplémentaire, à condition qu’il soit gratuit. 

La digitalisation, oui, mais l’expérience personnelle, encore plus

« Contrairement à de nombreux autres secteurs de la vente au détail qui ont connu une évolution allant du commerce de gros à l’achat en ligne, l’achat d’un véhicule reste une expérience largement personnelle pour de nombreux consommateurs, le client ayant besoin de voir et de conduire le véhicule. Toutefois, si l’on compare les tranches d’âge, 1 consommateur sur 4 âgé de 18 à 34 ans cherche à acheter son prochain véhicule partiellement ou entièrement en ligne, ce qui suggère un besoin continu pour l’industrie automobile d’investir dans la numérisation pour l’avenir », a conclu Aled Walker, expert automobile de Deloitte Belgium.

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