Déductibilité fiscale : seuls quatre modèles hybrides plug-in atteignent 0,6 kWh…

La semaine dernière, nous vous informions en exclusivité sur les nouveaux calculs de déductibilité qui entreront en vigueur en 2020. Pour les véhicules hybrides rechargeables, c’est la capacité énergétique de la batterie électrique qui déterminera le niveau d’émissions de CO2 à prendre en compte. La référence devient 0,6 kWh/100 kilos du poids du véhicule. Exemple : un véhicule de 1.500 kilos devra donc fournir une capacité de 9kWh pour garder un régime favorable. Voici les modèles qui atteindront ce ratio…

Ce n’est pas une surprise : peu d’hybrides rechargeables atteindront le cap de 0,6 kWh. Les plus grands perdants, ce sont les Hyundai Ioniq et Kia Niro qui ratent l’objectif respectivement de 0,07 et 0,214 kWh. Dans le cas de l’Ioniq, par exemple, la déductibilité fiscale passe de 100% à 89%. Evidemment, bien d’autres modèles n’atteindront pas le ratio de 0,6 kWh : par exemple, Toyota Prius (-0,44), Audi A3 e-tron (-0,44), Kia Optima (-0,43) et Volkswagen Golf GTE (-0,89)…

Quels modèles atteindront 0,6 ?

Nous avons établi le ratio entre le rendement énergétique des batteries et le poids de 26 véhicules hybrides rechargeables. Seuls quatre modèles atteignent le Graal de 0,6 kWh : Kia Optima Sportswagon et Mitsubishi Outlander, mais aussi (et c’est une surprise) la nouvelle Porsche Panamera plug-in et l’Audi Q7 e-tron. Ce dernier, un colosse de près de 2,5 tonnes, y parvient surtout grâce à sa batterie énorme de 17,3 kWh.

Voici le tableau récapitulatif des données pour les 26 hybrides plug-in que nous avons examinés, avec le rendement que la batterie aurait dû avoir pour atteindre la valeur-clé de 0,6 et celle que le véhicule recèle effectivement. Les données émanent des sites Internet des constructeurs.

Un petit changement qui aurait fait la différence

Dans un premier temps, le gouvernement voulait pénaliser tous les hybrides (full et plug-in). Les négociateurs ont quand même réussi à épargner les full hybrides et à réduire le coefficient pour les plug-in à 0,6 (au lieu de 1). Voilà qui fait toute la différence, car avec le facteur 1, plus aucun modèle n’aurait bénéficié d’un régime fiscale favorable.

Et si le gouvernement avait choisi de prendre le facteur 0,55 au lieu de 0,6, pas mal de modèles auraient pu continuer à bénéficier d’une fiscalitétrès intéressante. Nous pensons notamment aux Prius et Ioniq. Par contre, les voitures de luxe et les SUV avec une plus petite batterie auraient encore été exclus. Nous pensions sincèrement que c’est cet objectif que le gouvernement voulait atteindre. Apparemment pas…

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