Enquête ALD Automotive : “Peu d’enthousiasme pour la mobilité alternative”

 

A peine l’information sur la formule ‘cash for car’ était-elle diffusée que nous mettions la main sur une enquête menée par la société de leasing ALD Automotive auprès de 3000 de ses automobilistes. ALD Automotive profitera de ses Mobility Sessions pour en dévoiler progressivement les résultats. En attendant, elle a accepté de les partager avec nous, ce dont nous lui sommes très reconnaissants. L’objectif de l’enquête était de déterminer à quel point les automobilistes étaient prêts à adopter des formes de mobilité et/ou des transmissions alternatives. Enthousiasme mitigé !

Nous restons très attachés à la voiture de société

Même si l’instauration d’un véritable budget mobilité pourrait contribuer à décongestionner nos routes, l’enquête révèle que les alternatives proposées ne font pas l’unanimité. Au contraire.

  • 58% n’utilisent quasi jamais les modes de transport alternatifs à la voiture.
  • 44% ne semblent pas disposés à envisager des alternatives en lieu et place de leur voiture de société.
    • Les gens vivant et travaillant en ville sont plus nombreux à envisager des alternatives telles que abonnements aux transports publics, autopartage pour déplacements professionnels, vélos de société à usage professionnel et privé…
  • Les alternatives sont davantage envisagées si elles sont présentées comme un complément à la voiture de société (29% continuent à rejeter toute idée d’alternative, même en complément à la voiture de société).
    • Les formules les plus envisageables (23%) sont l’abonnement aux transports publics et les vélos professionnels à usage professionnel et privé.
    • Les répondants appelés à parcourir beaucoup de kilomètres par jour (> 35.000 km/an) sont plus réticents aux modes de transport alternatifs en remplacement/complément à leur voiture de société.
    • Les hommes sont plus nombreux que les femmes à envisager une indemnité nette en complément à la voiture de société.
    • Les femmes sont plus enclines au vélo partagé, au vélo de société et aux déplacements collectifs organisés.
    • Les jeunes sont plus favorables aux alternatives que les 45+.

Même si la moitié des personnes interrogées reconnaît se retrouver régulièrement coincée dans les embouteillages, 1 sur 4 seulement serait disposée à envisager un mode de transport alternatif pour éviter les bouchons.

25% des navetteurs régulièrement bloqués dans les embouteillages se disent favorables à une solution alternative

Près de la moitié des répondants se plaint de devoir trop souvent rouler au ralenti. Il serait donc logique que ces automobilistes aspirent à une solution alternative. Or, ce n’est pas le cas. 1 conducteur sur 4 seulement serait prêt à remiser sa voiture de société ou à la combiner avec d’autres formes de mobilité.  Ils sont même 41% à trouver inutile que l’employeur propose des alternatives à la voiture de société. Seule une toute petite minorité (13%) – à majorité citadine – estime que c’est très important, voire indispensable.

Parmi les raisons les plus invoquées pour justifier l’envie de recourir à des solutions alternatives, citons :

  1. le problème des embouteillages
  2. la volonté d’adopter une attitude responsable et plus respectueuse de l’environnement
  3. les difficultés de stationnement

Pour justifier leur réticence à passer aux transports alternatifs, les automobilistes invoquent :

  1. le manque de flexibilité
  2. la perte de temps
  3. les carences des systèmes et des modes de transport alternatif

Les alternatives existantes

 Les sociétés n’ont pas attendu qu’on instaure un budget mobilité pour lancer elles-mêmes des initiatives. Actuellement, 40% des entreprises proposent déjà des alternatives à la voiture de société. Principalement des abonnements aux transports publics (22%) ou une indemnité kilométrique domicile/lieu de travail en véhicule privé (10%). Les sociétés établies en milieu urbaine sont plus enclines à proposer un abonnement métro-tram-bus, tandis que celles établies en zone rurale ont davantage tendance à proposer des formules de vélo partagé, de vélos de société ou de transport collectif organisé.

Les employeurs sont de plus en plus nombreux à proposer des horaires flexibles (79%) et des formules de travail à domicile (64%). Par contre, ils ne sont que 20% à proposer des formes de télétravail. Une fois encore, les options de télétravail et de travail à domicile sont plus fréquentes au sein de société situées en région urbaine.

 

Le type de transport alternatif privilégié dépend de l’objectif du transport :

  • Si le transport alternatif sert à effectuer la navette domicile/lieu de travail, c’est généralement le vélo ou le train. Tram/métro, covoiturage et bus sont moins fréquents, tandis que les ‘nouveaux modes de transport’ comme le vélo en libre-service ou l’autopartage sont quasi inexistants.
  • Si le transport alternatif sert à des déplacements professionnels, les utilisateurs privilégient souvent le train, le tram/métro ou le covoiturage – éventuellement entre collègues.
  • Si le transport alternatif sert à des déplacements privés, la préférence va au vélo et, dans une moindre mesure, aux transports publics (tram/métro, train ou bus)

Transmissions alternatives

Outre le problème de la congestion, il faut aussi tenir compte de l’aspect écologique. Actuellement, quasi tous les conducteurs de voitures de société ALD roulent encore au diesel (96% des personnes interrogées). L’enquête a toutefois révélé qu’ils étaient très ouverts aux transmissions alternatives (90% envisagent un mode d’alimentation alternatif pour sa prochaine voiture de société).

  • 57% sont prêts à privilégier un modèle hybride plug-in à l’heure de remplacer leur voiture de société
  • 2 sur 5 envisagent une version 100% électrique (42%) ou hybride (41%).
  • Les transmissions alternatives séduisent surtout les néerlandophones, les jeunes et les hommes. (Les 45+ sont moins enclins à y passer).
  • Davantage préoccupés par le long-terme, les gens avec enfants y sont aussi plus favorables que les gens sans enfants.
  • La grande majorité (68%) pense que les voitures à transmission alternative sont plus chères.
  • 4 conducteurs sur 5 s’accordent à dire que les transmissions alternatives sont plus respectueuses de l’environnement.
  • Le nombre limité de modèles à transmission alternative disponibles semble être un frein à ce changement d’orientation. Seuls 17% estiment que le choix est suffisant.
  • 2 sur 5 prétendent que les transmissions alternatives amènent des problèmes pratiques.
  • Et pourtant, la grande majorité (70%) prévoit que d’ici 2030, au moins 1 véhicule sur 2 sera doté d’une transmission alternative.
  • A la question de savoir s’ils sont prêts à envisager de passer à une transmission alternative, 4 conducteurs sur 5 avouent se méfier du manque actuel d’infrastructure (ex. bornes de chargement).

Conclusion

S’il est une chose que l’enquête d’ALD Automotive a confirmé, c’est le fossé entre la volonté politique de promouvoir les transports publics et le vélo et l’intention éventuelle des conducteurs de se tourner vers les alternatives proposées. Si une grande majorité d’entre eux se déclare prête à passer aux transmissions hybrides ou électriques, c’est surtout pour des raisons environnementales.

Le directeur général d’ALD Automotive et président de Renta, Miel Horsten : “Nous croyons en une mobilité alternative, mais face au manque d’enthousiasme de nos conducteurs, nous pensons qu’il va falloir multiplier les mesures d’incitation si l’on veut faciliter sa mise en place. C’est pourquoi nous sommes aussi très déçus par la formule ‘cash for car’. D’après nous, elle n’aura que peu ou pas d’impact sur la mobilité et n’incitera que très peu de gens à renoncer à leur voiture de société.”

 

#Business Driver #Fleet Management #Mobility

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