Essai longue durée Mitsubishi Outlander PHEV: s’arrêter pour mieux avancer

Le 12 mars dernier, nous recevions les clés d’un Mitsubishi Outlander PHEV. Quelques jours plus tard, le pays entamait un long confinement et le télétravail devenait la norme. Des circonstances pas nécessairement favorables à un essai longue durée… Mais il y a aussi de bonnes nouvelles.

Autant l’écrire d’emblée : nous n’avons pas enchaîné les kilomètres aux mois de mars et d’avril. Quant au compteur de notre Outlander, il n’a lui non plus pas beaucoup bougé. Durant cette période, nos déplacements se sont résumés à de petits trajets. A tel point que la combinaison d’une autonomie électrique de 54 km et de branchements sur secteur réguliers nous a parfois donné l’impression de rouler en full électrique. Ce fut d’ailleurs le cas, et c’est un peu le principe qui a présidé à la conception de ce Outlander PHEV. Construit sur une architecture singulière – par rapport aux autres modèles plug-in hybrides -, il s’apparente dans son fonctionnement à une voiture électrique. Son moteur thermique n’est pour ainsi dire quasi jamais sollicité pour entraîner directement les roues (avant) et fonctionne plutôt à la manière d’un générateur qui recharge les batteries en roulant.

Résultat : nous avons dû attendre le 25 mai pour un premier ravitaillement à la pompe ! Deux mois et demi avec un seul plein, voilà qui fait rêver… et qui confirme ce que nous savions déjà : un hybride rechargeable présente de nombreux atouts à condition d’être bien utilisé. Ajoutez à cela quelques jours de télétravail et des recharges régulières sur le parking du bureau et vous obtenez un excellent TCO.  

Deux mois et demi avec un seul plein, voilà qui fait rêver… et qui confirme ce que nous savions déjà : un hybride rechargeable présente de nombreux atouts à condition d’être bien utilisé.

Beaucoup pour votre argent

Notre version d’essai, une Business Edition SDA-NAV, est à vous pour 45.990 euros. Avec un équipement des plus complets : climatisation, sièges électriques et chauffants, connectivité Bluetooth et un arsenal de sécurité très fourni.

Forward Collision Mitigation System (pour éviter les collisions frontales), régulateur de vitesse adaptatif, alerte au franchissement involontaire de ligne, Automatic High Beam (pour passer automatiquement des feux de croisement aux longues portées et inversement), avertisseur d’angle mort, et 7 airbags. Le Outlander présente en outre un habitacle spacieux, avec beaucoup d’espace aux jambes et une belle garde au toit, et puis surtout un grand coffre. Cochez toutes ces cases dans l’offre des marques premium et vous débourserez près du double pour un véhicule de même segment…

A l’épreuve de la route

A la mi-mai, nous avons repris la route plus régulièrement, de quoi juger des mérites de ce PHEV. Le conducteur peut intervenir lui-même dans le processus de propulsion en passant en mode électrique, écologique ou sportif, etc. Nous nous sommes vite rendu compte qu’il valait mieux laisser le logiciel de contrôle opérer comme bon lui semble. C’est en tout cas ce qui offrira le plus de confort aux passagers et, en fin de compte, les meilleures consommations. Pendant les deux premiers mois et demi de notre essai, ces valeurs étaient particulièrement basses, de l’ordre de 3,2 l/100 km. Logique puisque nous passions d’une charge à l’autre. En parcourant de plus longues distances, notre moyenne s’est établie à 4,7 l/100 km, ce qui reste plus que présentable.

Ce qui est bien avec ce Outlander, c’est qu’il fonctionne un maximum à l’électricité. Le moteur essence n’intervient qu’en cas de fortes accélérations. Une fois la batterie vide, vous pouvez mettre le moteur thermique en mode « charge ». Un long trajet sur l’autoroute, suivi d’un trajet en ville sans émission locale… C’est un peu le meilleur des deux mondes.

Niveau sensations de conduite, il ne faut pas en attendre des miracles. Pas vraiment léger (environ 1500 kg) et plutôt souplement suspendu, le modèle est axé confort. Cela dit, la puissance ne vient jamais à manquer : 95 ch pour le moteur électrique situé à l’arrière, 82 ch pour celui à l’avant et 135 ch supplémentaires développés par le 2,4 litres essence (contre 121 pour le 2 litres précédent). Les phases de transition entre moteurs électriques et moteur thermique sont à peine perceptibles (mais bien audibles), et l’accélération est linéaire.

Les « moins »

Bien qu’il ne manque de rien en termes d’équipements, le tableau de bord et la console centrale de ce Outlander semblent un peu dater. Mais à ce prix, on aurait tort de s’en plaindre. Ce Outlander dispose aussi d’un hayon à ouverture et fermeture électrique, mais qui prend son temps…

Conclusion

Notre essai longue durée avec le Mitsubishi prendra fin début septembre. D’ici là, nous devrions être en mesure de vous fournir des chiffres de consommation actualisés ainsi que nos conclusions. Mais jusqu’ici, tout va bien !

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Tags: Auto
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