Etude Securex : qu’est-ce qui vous stresse en chemin vers le boulot ?

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Début avril 2016, Securex a mené une enquête auprès d’un échantillon de 3 402 travailleurs au sujet de leur déplacement domicile-travail. 950 personnes ont réagi à l’enquête et 850 ont complété le questionnaire jusqu’au bout.

Déplacement domicile-travail = source de stress

Quelque 27 % des participants déclarent que leurs déplacements domicile-travail sont source de stress. Les travailleurs se déplaçant en voiture éprouvent manifestement le plus de stress pendant leur trajet (31 %). Ceux qui utilisent  les transports en commun relatent un stress moins important (26 %). Les personnes qui se rendent au travail à pied, à vélo ou en combinant les moyens de transport sont les moins sujettes au stress lié au trajet (11 %).

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Le facteur déterminant ? L’imprévisibilité !

Selon un répondant sur cinq (21 % précisément), la durée du déplacement domicile-travail est imprévisible. A nouveau, ce sont essentiellement les travailleurs qui effectuent ce trajet en voiture (26 %) qui se plaignent de cette imprévisibilité. Les travailleurs qui empruntent  les transports en commun sont un peu moins nombreux à l’affirmer (18 %). Seuls 6 % des travailleurs « multimodaux » éprouvent cette impression d’imprévisibilité, pour 3 % de cyclistes et… aucun piéton !

Ah, ces embouteillages…

Les navetteurs utilisant la voiture passent près 29 % de leur temps de trajet total dans les embouteillages (16 minutes sur les 56 minutes de trajet en moyenne). Ce sont évidemment ces files qui rendent le trajet imprévisible. Une imprévisibilité qui, pour rappel, est la source principale de stress. Pour preuve : 21 % des conducteurs dont le trajet est prévisible se disent stressés pendant leur trajet. Ce pourcentage atteint 61 % quand la durée du trajet est imprévisible. Remarquons par ailleurs que d’après l’enquête, les automobilistes qui ressentent du stress à cause de leur déplacement domicile-travail sont aussi plus sujets au stress en général (65 % contre 43 %), et présentent plus de symptômes de burn-out (13 % contre 6 %).

« Ces chiffres le montrent : les éléments pertinants pour les navetteurs, ce ne sont ni la distance entre le domicile et le lieu de travail, ni le temps passé sur la route », commente Hermina Van Coillie, HR Research Expert chez Securex. « Par contre, même en partant en heures creuses, il est de plus en plus difficile de prévoir l’état d’engorgement des routes. »

Les  transports en commun ne sont pas épargnés

DSC_0160-optimizedL’imprévisibilité (18 %) avec les transports en commun (train, bus, métro, tram) ne provient pas tant des embouteillages que des grèves, des problèmes techniques, des retards imprévus, etc. Tout comme chez les automobilistes, cette imprévisibilité intensifie le stress ressenti pendant le trajet. Ainsi, 45 % des usagers des transports en commun dont le trajet est imprévisible ressentent du stress sur le chemin du travail, contre seulement 21 % pour les voyageurs dont le trajet est prévisible. Les personnes sujettes à ce type de stress ressentent aussi plus de stress général (58 % contre 38 %). Chez ces personnes, le stress lié au trajet augmente en outre le risque de développement de symptômes de burn-out (23 % contre 3 %).

Selon Tim Blanckaert, Director Facilities chez Securex et FLEET Mobility Manager of the Year 2015 : « Les différents modes de transport prévus jouent un rôle, mais la situation géographique des bureaux a elle aussi son importance pour que l’utilisation de ces moyens de transport puisse être optimalisée. Le travail indépendant du temps et du lieu a par ailleurs un impact considérable sur la technologie au sein d’une entreprise. Dernier point, et non des moindres, la stratégie RH doit être adaptée à cette nouvelle approche. Ces quatre domaines sont intrinsèquement liés, et ils doivent être intégrés lors de  l’élaboration d’un plan de mobilité si l’on veut réussir à améliorer la mobilité des travailleurs. »

Le trajet peut parfois détendre

Aussi surprenant que cela puisse paraître, 48 % des travailleurs disent avoir besoin de ce trajet domicile-travail pour se détendre et faire la transition entre le privé et le travail et inversement.

Hermina Van Coillie : « Nous constatons que la manière dont les travailleurs se déplacent entre leur domicile et leur lieu de travail doit de préférence rester un choix individuel. Imposer les abonnements de train ou les vélos de société ne conviendra pas forcément à tout le monde. Mais vous pouvez, en tant qu’employeur, proposer une palette de solutions parmi laquelle le travailleur pourra lui-même faire son choix en fonction de son trajet et de ses besoins personnels. En effet, si pour certains travailleurs, passer une heure en voiture est une perspective très pesante, pour d’autres, ce moment peut constituer un sas mental de ‘déconnexion’. »

Le panel

41 % des répondants étaient des hommes, la vaste majorité est hautement qualifiée et travaille comme employé. 77 % travaillent dans une société privée, 21 % dans le public. Un répondant sur trois occupe une fonction de cadre. 41 % sont employés dans une entreprise comptant jusqu’à 500 travailleurs, 55 % dans une entreprise où ils sont plus de 500.

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