Freesponsible à propos du plan Sophia : « Un mode de pensée dangereux et antisocial »

A la lecture de l’article paru sur FLEET.be (d)énonçant les grands principes du plan Sophia en termes de mobilité, l’asbl Freesponsible, une association de défense de l’automobiliste, s’est fendue d’un communiqué de presse.

« Quelle est l’alternative, si la voiture est bannie? », s’interroge Stijn Blanckaert, porte-parole de Freesponsible. « La solution rêvée du groupe est de tout faire à pied, à vélo ou en bus. Qui croit encore ces gens ? Il est plus que probable que 99 % de ceux qui ont élaboré ce plan sont des citadins qui peuvent en effet souvent se passer de voiture. Comme c’est souvent le cas, quelques personnes pensent que ce qui est possible pour elles doit être imposé à tous. Un mode de pensée dangereux et antisocial. »

« Pas opposé aux autres modes de transport »

Freesponsible ne s’oppose pas à des transports publics forts et à une infrastructure sûre pour les cyclistes et les piétons. « Ils méritent sans aucun doute une place de choix dans la palette de mobilité. Personne ne conteste que des investissements dans les transports publics sont nécessaires, afin que ceux-ci soient ponctuels, confortables et aussi écologiques que possible. Mais pourquoi cela devrait-il – dans la tête de ces activistes – toujours être combiné à des attaques contre l’automobiliste? »

Mise en garde contre les dérives

Le porte-parole de Freesponsible conclut comme suit :

« Bien qu’il ne s’agisse pour l’instant que d’un plan issu d’un groupe d’idéalistes, les choses peuvent changer rapidement. Il suffit de regarder la région de Bruxelles, où un ministre vert élu avec à peine 4.000 voix a décidé de viser l’automobiliste et rend en même temps la vie difficile à l’économie bruxelloise, avec une limite de 30 km/h généralisée dans toute la région et même une limite de 20 km/h dans le pentagone bruxellois, désormais défini comme « zone résidentielle ». Dans le même temps, on ferme des voiries, on ferme des rues, on augmente les tarifs de stationnement et on fait tout pour rendre difficile, voire impossible, l’accès à Bruxelles pour les personnes venant de l’extérieur de la ville lorsque les circonstances (nombre de personnes transportées, fret, correspondances, heures…) les empêchent de recourir aux transports publics ou au vélo ».

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