Geert Markey : « Une muraille de Chine entre VAB et KBC Autolease »

Geert Markey a pris la tête de VAB il y a près d’un an. Comment analyse-t-il sa première année et que pouvons-nous attendre du club mobilité pour le futur ?

KBC Assurance est, avec VTB-Kultuur, actionnaire de VAB et vous avez un passé chez KBC Lease. Cela signifie-t-il que KBC Autolease aura plus d’influence au sein de VAB ?

Non, nous avons veillé dès le début à dresser une muraille de Chine entre VAB et KBC Autolease. En raison des nouvelles formes de mobilité comme ‘Mobility as a service’ mais aussi des développements technologiques comme la voiture autonome, KBC Groep voulait avoir davantage voix au chapitre au niveau des objectifs stratégiques de VAB pour l’avenir. Nous avons instauré la centralisation du processus lié aux sinistres de KBC Assurance et Autolease chez VAB. Mais c’est un service que nous fournissons aussi à un autre client. Cette fameuse muraille entre KBC Autolease et VAB n’est donc pas menacée. Et c’est logique !

Comment les clients ont-ils réagi ?

Au début de façon attentiste, mais nous les avons vite assurés que VAB resterait un partenaire fiable et indépendant. La place de VAB dans la vision de KBC sur la mobilité n’est pas du tout celle d’un partenaire exclusif.

Au contraire, voyez les services de mobilité comme Olympus, qui sont open market et sont proposés aux concurrents de KBC Autolease aux mêmes conditions. Idem pour l’assistance, pour Fleet Services et pour tous les autres produits proposés par VAB. Ce message est bien passé, puisqu’en 2016, nous avons pu conserver tous les clients leasing et d’autres se sont même ajoutés du côté des constructeurs. En ce moment, nous traitons 10 à 15 % de volume en plus par rapport à la même période de l’an passé.

Quels sont les projets pour le futur ?

D’abord, la poursuite de la croissance qui est assez forte à tous les niveaux : assistance, remarketing, école de conduite,… Nous possédons aujourd’hui 2,5 millions de voitures sous contrat d’assistance et effectuons un demi-million d’interventions par an. Fleet Services réalise 100.000 transports par an et 50.000 inspections, ce qui fait de nous le leader du marché. Notre priorité pour 2017 est de continuer à traiter de façon qualitative ces volumes en forte hausse. Nous allons investir dans le personnel, les processus, les systèmes et le matériel afin de maintenir la qualité du service à un niveau élevé.

En outre, nous continuons à investir dans la nouvelle mobilité. La VAB est le principal actionnaire de la plate-forme de mobilité Olympus.

Aujourd’hui, 4 sociétés de leasing collaborent déjà avec Olympus : ALD Automotive, KBC Autolease, Belfius Autolease et Volkswagen D’Ieteren Finance (qui vient de s’ajouter à cette liste). Nous avons lancé le produit fin 2016. Cette année, nous passons à la commercialisation.

D’autres projets dans lesquels nous investissons sont la télématique et notre consultant en mobilité Traject dont nous sommes l’actionnaire principal. Nous recrutons pour les 2 projets. Et puis il y a encore Cambio, dont nous sommes actionnaire minoritaire. Et là aussi des investissements sont consentis notamment dans l’extension de la flotte des voitures à partager.

Le vélo (électrique) fait une forte percée, y compris pour le trafic domicile – lieu de travail. La VAB a-t-elle prévu quelque chose dans ce secteur ?

L’assistance vélo est en pleine croissance et nous planchons sur une assurance vélo.

En termes de chiffre d’affaires, ce ne sera pas énorme mais je crois que ce sera un marché porteur important. Donc, il s’agit à nouveau d’un choix logique qui offre des perspectives d’avenir. Nous serons surtout présents sur le marché via nos canaux en ligne.

Découvrez l’entretien in extenso dans le numéro 112 du magazine FLEET, à paraître dans les tout prochains jours.

Inscrivez-vous maintenant à FLOW, l’e-letter hebdomadaire de FLEET.be !