Jaguar XF Sportbrake – Rupture avec la tradition

Jaguar, c’est une tradition britannique : des lignes élégantes associées à des prestations sportives,  sans rien sacrifier au confort. Les préoccupations pratiques telles que l’espace de chargement figuraient auparavant beaucoup moins haut dans la liste des priorités du constructeur britannique…

Mais aujourd’hui, la XF Sportbrake change la donne. Les puristes s’en indigneront sans aucun doute … Or, il n’y a aucune raison de le faire, c’est du moins ce qu’a révélé un essai musclé sur les routes écossaises.

Une première raison déjà pour accorder le bénéfice du doute à la XF Sportbrake, c’est son design. Le designer britannique de renom Ian Callum a réussu à marier la finesse et la sportivité. C’est toujours une véritable « Jag ». Elle offre simplement davantage d’espace de chargement. Comme dans tout break qui se respecte, la banquette arrière est rabattable 40/60.

L’espace de chargement est plane et de forme carrée, ce qui rend le chargement et le déchargement particulièrement faciles. Afin de conserver la fluidité de la ligne de toit, l’espace vers le haut est quelque peu plus limité, et porte ainsi le volume de chargement maximal à 1.675 litres, avec la banquette arrière rabattue. Pas mal, mais pas non plus extraordinaire dans ce segment.

Offre de motorisations

Il y a au moins une chose dont vous ne devez pas vous soucier quand vous envisager l’achat  d’une XF Sportbrake : le choix du moteur. Vous avez le choix entre un moteur diesel 2.2 et un moteur diesel 3.0 litres V6. Le premier développe 163 ch et rejette à peine 135 g de CO2/km. Quant au puissant V6, il lâche 240 ch et rejette 163 g de CO2/km. En ce qui concerne la transmission, vous avez encore moins de souci à vous faire : c’est toujours une boîte automatique à 8 vitesses.

Intérieur classieux

La XF Sportbrake vise les marques premium allemandes et tente de les surpasser grâce à un intérieur qui en vaut la peine. Beaux tapis, revêtement de sièges en Alcantara ou cuir, nombreux accents en aluminium ou bois, détails sympathiques tels qu’une lampe de chevet que l’on active en la touchant délicatement, … cette féline sait comment prendre soins de ses occupants. Et pour tout de même mentionner un point négatif : l’espace aux jambes à l’arrière est plutôt restreint.

Suspension active

Ce qui a encore fait impression, ce sont les expériences au volant, et plus précisément la suspension pneumatique active arrière, qui assure la stabilité de la « Jag » en toutes circonstances. La Sportbrake affiche un équilibre quasi parfait entre confort et tenue de route. Un sympathique petit intermède – notez la présence d’un frigo dans l’espace de chargement – sur circuit a montré la façon dont la XF Sportbrake neutralisait à la perfection les brusques mouvements de direction.

Tout simplement impressionnant. Entre les deux motorisations, c’est – il ne pouvait en être autrement – l’onctueux V6 au beau couple qui a notre préférence. Mais au niveau du fleet, c’est le 2.2 qui devra faire ses preuves. Notre verdict ? Un bon moteur, mais pour les plus 1.800 kg de la bête, c’est parfois un peu juste.

Last but not least : les prix de cette Jaguar XF Sportbrake commencent à 45.900 euros pour le 2.2 diesel. Le prix est relativement épicé, mais il comprend, de série, le régulateur et le limiteur de vitesse, la boîte automatique, la suspension adaptative, le cuir et l’Alcantara ainsi que les phares au xénon. Et qui plus est, vous ne roulerez pas – sauf notre respect – au volant de la énième Allemande premium.

Plus

  • V6 agréable
  • Intérieur classieux
  • Impressionnante tenue de route

Moins

  • Un coffre qui n’est pas le plus grand de son segment
  • Espace aux jambes limité à l’arrière
  • 2.2 l diesel parfois un peu court

Philip De Paepe

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Tags: Tests