La FEB veut mettre le turbo sur la voiture de société zéro ou basse émission

Dans le cadre des entretiens exploratoires entre plusieurs partis politiques sur un plan de relance global (pendant et) après la crise du Covid-19, la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) propose une approche reposant sur 4 grands axes : l’économique, le social, l’écologique et le numérique. Chacun des piliers de cette réflexion nommée « Plan de relance 4×4 Turbo » évoque un tant soit peu la mobilité.

« Plan de relance 4×4 Turbo » : le titre de ce document de réflexion publié par la FEB a sûrement dû faire frémir les activistes et opposants à la voiture. Dans ce document, la FEB émet des pistes en termes de mobilité, un thème transversal aux différents grands chapitres du plan.

Dans l’axe écologique, sont abordés les voitures de société et le budget mobilité.

« Les voitures de société constituent encore aujourd’hui un élément important du paquet salarial des employés et restent un outil essentiel pour certains emplois », peut-on lire dans la note de la FEB.

« Le verdissement du parc de voitures de société, incité par la fiscalité, permettra une percée plus importante des véhicules à zéro ou basse émission dans l’ensemble du parc automobile. Il est essentiel d’avoir une trajectoire de verdissement précise, progressive et réaliste, tenant compte de toutes les possibilités technologiques. Il faut également assurer le développement des infrastructures énergétiques nécessaires. »

Au sujet du budget mobilité, le document émis par la FEB stipule ceci :

« Le budget mobilité, instauré en 2019, offre une réelle alternative aux employeurs et employés à la seule voiture de société et suscite un certain intérêt. Toutefois, quelques incompatibilités avec la réalité du terrain ou problèmes d’interprétation sont soulevés. Afin d’assurer le succès de cet outil, un travail approfondi d’analyse devrait être entamé pour apporter des réponses adéquates à ces problèmes ».

C’est dans cet axe écologique que la FEB exhorte à une approche proactive et volontariste en matière d’application MaaS, de carburants alternatifs, de redevance kilométrique intelligente, de conduite autonome, etc.

Les autres axes et la mobilité

Dans l’axe économique, la FEB encourage de mettre en place des investissements en phase avec le fameux Pacte national d’investissement formulé en 2018. Ce plan à 150 milliard en prévoyait 22 à 27 pour la mobilité.

Dans le chapitre social, la FEB plaide pour instaurer là où c’est possible davantage de télétravail et d’horaires flottants, histoire d’alléger la mobilité.

Enfin, l’axe numérique ne pouvait éluder la 5G qui « rendra possibles de nouvelles applications et innovations dans le monde de la mobilité et de la logistique (voitures et camions autonomes, notamment).

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