« Le coronavirus pourrait être bénéfique pour les valeurs résiduelles »

L’analyste Autovista a analysé l’impact du coronavirus (ou COVID-19) sur l’industrie automobile. Notamment sur le marché des voitures d’occasion et les valeurs résiduelles. Aurait-on quand même trouvé un point positif à ce satané coronavirus ?

On le sait : une économie affaiblie durablement peut rapidement mener à une récession.

« L’épidémie de COVID-19, qui s’intensifie, pourrait provoquer une forte baisse de confiance des consommateurs, entraînant une chute des dépenses, qui toucherait en premier lieu les articles achetés au prix fort et aurait donc probablement un impact sur les marchés des voitures neuves et d’occasion », explique Neil King, un spécialiste de l’analyse de données chez Autovista.

En temps normal, la demande de voitures neuves souffre davantage que celle des voitures d’occasion lorsque l’économie est sous pression.

« L’offre de voitures neuves pourrait être touchée si les constructeurs ne sont pas en mesure de s’approvisionner en composants dans les pays concernés », argue le spécialiste d’Autovista. « Les fermetures temporaires entraîneront des manques de pièces et la production de véhicules sera inévitablement arrêtée pendant des jours, des semaines, voire des mois dans certains cas. »

Les problèmes d’approvisionnement en voitures neuves, quels qu’ils soient, ont tendance à entraîner une augmentation de la demande de voitures d’occasion. Et s’ils se prolongent, les valeurs résiduelles (VR) en bénéficieront.

« L’épidémie renforcera en particulier l’attrait des modèles soumis à de longs délais et à des livraisons prolongées, ce qui aura un impact positif sur leurs valeurs », confirme Neil King.

Un autre effet secondaire possible de la réduction de l’offre : « Si la situation du coronavirus se détériore, il pourrait y avoir un impact sur les prix catalogue des voitures neuves et/ou sur les remises proposées. Outre les contraintes d’approvisionnement en voitures neuves, cela aurait également des répercussions sur les valeurs résiduelles des voitures concernées. »

De même, les retards dans les livraisons de voitures neuves entraîneraient une diminution des immatriculations court terme. C’est que les concessionnaires ne pourraient vendre que les voitures dont ils disposent. « Cela aurait également pour effet d’augmenter ou du moins de stabiliser les VR des voitures d’occasion plus récentes, car leur volume serait réduit », conclut-on chez Autovista.

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