Mercedes CLS Shooting Brake – Beau comme un coupé

CLS Shooting Brake 1La berline-coupé CLS se mue désormais en break de chasse. Un modèle de niche qui mélange les genres, avec sa plastique stylée et son habitacle pratique.

La CLS Shooting Brake fait partie de ces voitures qui aimantent les regards. Elle intrigue par son style métissé, à la croisée entre break et coupé. Cet engin, qui mélange sportivité et aspects fonctionnels, fait revivre l’esprit des breaks de chasse, nés dans les années 60-70 et dont la Volvo P1800 ES est un célèbre exemple.

Techniquement, la Shooting Brake dérive étroitement de la berline-coupé CLS, lancée fin 2010. Sous sa robe, elle cache donc une plate-forme de Classe E, parsemée de quelques touches d’aluminium supplémentaires (pour les portes et le hayon, notamment). Imposante, cette Mercedes s’étire sur près de 5 m de long, mais elle n’est pas plus haute (1,42 m) qu’un coupé. Elle est en revanche bien plus pratique : banquette en place, le coffre (590 l) est plus volumineux que celui d’une Audi A6 Avant !

Le Shooting Brake se distingue aussi par son raffinement : ce « break » peut s’offrir un plancher de chargement en bois, composé de cinq couches de merisier. Mais pour que votre coffre ait des allures de pont de yacht, il vous faudra débourser 4.029 € HTVA !

Ceci dit, l’habitacle est déjà luxueux de série et les passagers sont confortablement installés : la garde au toit est correcte, même à l’arrière où seul le passager central se sentira à l’étroit. Côté équipement, on pointera, sur la (longue et onéreuse) liste d’options, les excellents sièges multicontours à fonction massage ou encore le système effectuant automatiquement les créneaux.

Douce et apaisante

Sous le capot, on retrouve les moteurs de la berline-coupé CLS, tous associés à la boîte 7 automatique. En diesel, l’offre débute donc avec la version 250 CDI (51.400 € HTVA), dont le 2.2 litres biturbo développe 204 ch et 500 Nm de couple. Une excellente entrée en matière : les performances sont très bonnes (0 à 100 km/h en 7,8 s) et la consommation normalisée est limitée (5,3 l/100 km, soit 139 g/km de CO2). On ne reproche à cette version qu’un grondement moteur assez marqué sous forte accélération.

Le 3.0 V6 diesel de la 350 CDI (265 ch, 620 Nm, 6,0 l/100 km, 159 g/km), lui, se fait étonnamment discret, quel que soit le style de conduite. Un moteur particulièrement raffiné, pouvant se coupler en option à la transmission intégrale.

En action, l’imposante Shooting Brake tient plus du break que du coupé : l’engin n’a pas l’agilité d’une ballerine, mais son comportement est toujours très équilibré et efficace. Le modèle s’apprécie aussi tout particulièrement pour son confort souverain, surtout avec l’amortissement pneumatique Airmatic (1.734 € HTVA), qui surfe littéralement sur les ondulations du revêtement.

Bref, comme la plupart des Mercedes, la Shooting Brake invite ses occupants dans un cocon apaisant. Reste que cette paix intérieure s’achète au prix fort…

+ PLUS

  • Style, présentation raffinée
  • Confort souverain
  • Coffre très correct

– MOINS

  • Tarif exorbitant
  • 5e place exigüe
  • Moteur 250 CDI sonore en charge

 Olivier Maloteux

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Tags: Tests