Philippe Lamberts (Ecolo) : « Vous pensez que ça m’a fait plaisir de rendre ma voiture de société ? »

Le député européen Ecolo Philippe Lamberts a eu une voiture de société pendant 16 ans. Il l’a rendue au moment de siéger au Parlement européen. Aujourd’hui, il parle d’un « scandale social, fiscal et écologique »…

Invité à la radio Bel RTL ce mardi matin, Philippe Lamberts l’a affirmé : « Il n’est pas question de sortir de l’automobile. Par contre, il faut rééquilibrer. Dans notre modèle de mobilité, on a mis le curseur complètement du côté de la mobilité individuelle ».

Il prend l’exemple du réseau RAVeL : « On a fermé des lignes de transports en commun. Pensez-y quand vous roulez à vélo en Wallonie sur le RAVeL. C’est très chouette, sauf qu’il faut se rappeler que c’étaient des lignes de chemins de fer. »

Et puis, enfin, arrive la question de la voiture de société. « C’est clairement un scandale social, fiscal et écologique. Il faut sortir de ce système. Il n’y a pas d’échéance précise. Comme ces voitures sont des éléments salariaux importants, on ne peut pas les supprimer du jour au lendemain. Mais je pense que ça doit être négocié. Il faut mettre les partenaires sociaux autour de la table et leur fixer une feuille de route pour sortir du système. »

« A un moment donné, une loi stipulera que l’on supprime les voitures de société »

Philippe Lamberts (Ecolo)

Le député admet qu’il n’est pas facile de faire passer la pilule. « C’est une question de confort. J’ai moi-même eu une voiture de société pendant 16 ans. Vous pensez que moi, l’Ecolo, j’étais heureux d’en rendre les clés quand je suis devenu député européen ? Non, parce que pour moi, comme pour tout le monde, le changement est difficile. Changer tout seul et subirle changement, ce n’est pas amusant. On a plus de chance d’y arriver en décidant ensemble de changer ».

Le journaliste clot le chapitre : « Imposera-t-on aux gens de renoncer à leur voiture de société ou pas ? » La réponse du député Ecolo fuse : « A un moment, une loi stipulera que l’on supprime les voitures de société. En tout cas, je l’espère. Mais je le répète : tout cela doit être négocié. »

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