Quel fut l’impact du WLTP au sein des flottes ?

Près d’un an après l’entrée en vigueur du nouveau cycle d’homologation WLTP, 74% des entreprises européennes ne prévoient pas d’ajustement de leur car policy. C’est ce qu’indique le baromètre annuel de l’Arval Mobility Observatory, une enquête menée auprès de plus de 3.600 entreprises dans 13 pays européens.

Le WLTP (et même la norme transitoire NEDC 2.0) a provoqué une hausse des valeurs CO2 des voitures, les tests d’homologation étant plus proches de la réalité.

En Europe, 21% des entreprises ont d’ores et déjà ressenti l’impact du WLTP. Elles sont 47% à ressentir un impact ou à prévoir un impact dans les trois prochaines années.

Impact ressenti du WLTP – Infographie : Arval Mobility Observatory

C’est essentiellement dans les entreprises de 1.000 salariés et plus que l’impact est ressenti : 40% l’ont déjà ressenti et 67% le ressentent ou prévoient un impact à l’avenir.

Quelles compensations ?

Malgré l’impact ressenti, 74% des entreprises ne prévoient pas d’ajustements ou de compensations à la hausse de CO2 engendrée par le WLTP.

Plus l’entreprise est grande, plus la volonté d’adaptation de la politique de flotte est grande.

Ainsi, 83% des entreprises de moins de 10 salariés ne comptent opérer aucun changement, contre 80% pour les sociétés de 10 à 99 travailleurs, 71% pour celles employant 100 à 999 collaborateurs et (seulement) 57% pour celles d’au moins 1.000 employés.

Par contre, pour les entreprises décidées à ajuster leur politique, voici, dans l’ordre croissant – et cet ordre est invariable selon la taille de l’entreprise -, les actions qu’elles mettent en oeuvre :

  1. Choisir un modèle différent ou une marque différente avec un niveau d’émissions moindre (17%)
  2. Choisir une énergie différente (14%)
  3. Choisir un modèle différent ou une marque différente avec un impact fiscal moindre (11%)
  4. Abaisser le niveau ou la catégorie du véhicule (6%)

Réduire les émissions du parc ?

Le baromètre d’Arval Mobility Observatory a également cherché à savoir si les entreprises européennes prenaient des mesure pour réduire les émissions de leur flotte.

Infographie : Arval Mobility Observatory

Dans 50% des cas, c’est « oui », avec une plus forte propension à la réduction du côté des plus grandes entreprises.

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