Quelles motorisations les sociétés choisissent-elles en 2019 ?

Le diesel continue à perdre du terrain, essentiellement au profit de l’essence. Cependant, les énergies alternatives commencent à gagner du terrain de manière significative. C’est ce qui ressort des chiffres de FEBIAC, sur base des immatriculations communiquées par la DIV.

Au cours du premier trimestre, 75.407 voitures neuves ont été immatriculées au nom d’une société. Si l’on ajoute à cela les 3.937 unités inscrites par des indépendants, on en est à 79.344 voitures acquises à des fins professionnelles, soit près de 51% du marché total.

Par rapport au premier trimestre 2018, le diesel a encore perdu du terrain en termes de volume, au profit de l’essence et de l’électrique (dans une moindre mesure, bien sûr). Le CNG, déjà marginal en 2018, perd pas mal de terrain en ce début d’année. Les modèles hybrides rechargeables a pris du retard aussi.

Diesel

Sur l’ensemble du marché (particuliers y compris), le diesel ne représente plus que 29,6% des immatriculations, ce qui représente 46.088 immatriculations.

On retrouve 76% de l’ensemble des diesels du côté des sociétés et indépendants. Ce qui n’est ni illogique, ni aberrant, puisque ces voitures roulent (bien) davantage que les autres. Dans le cas des « grands rouleurs », le diesel reste aujourd’hui encore la meilleure solution.

C’est essentiellement le leasing (en augmentation de 2,2% sur ce premier trimestre) qui continue à immatriculer massivement du diesel, même si les chiffres montrent qu’il en a inscrit 6.000 de moins qu’en 2018.

Essence

A fin mars, près de 64% des voitures immatriculées (près de 100.000) depuis le 1er janvier carburaient à l’essence.

Sur le segment professionnel (sociétés + indépendants), on en est à 47,7%.

Du côté des sociétés de leasing, les 6.000 véhicules diesel en moins se sont mués, grosso modo, en voitures essence. 45,3% du parc récemment immatriculé des loueurs roule en effet à l’essence (contre 49,7% au diesel).

Electrique

2.196 de voitures électriques ont été immatriculées entre le 1er janvier et le 31 mars 2019 (+140%), dont 1.743 par les sociétés et indépendants (soit 79,3% des immatriculations électriques). Une preuve de plus, s’il le fallait encore, que la transition énergétique automobile passera d’abord par les entreprises…

Le marché des particuliers s’est néanmoins distingué avec une progression de près de 390%, passant de 95 unités en 2018 à 453 exemplaires en 2019. C’est aussi que l’offre en la matière est devenue bien plus intéressante ces derniers mois.

Dans le segment professionnel, c’est surtout auprès des sociétés ne faisant pas appel au leasing que l’on constate la plus grande progression : +180% ! Le leasing accuse un léger retard (28 voitures) sur ce premier trimestre par rapport à la même période en 2018.

Hybride

Les voitures hybrides essence ont globalement moins séduit en ce début d’année (-5,5%). Les particuliers en ont immatriculé 4% en plus que l’an dernier à la même époque.

Du côté des sociétés et indépendants, la baisse est de 10% environ. Sans doute les professionnels ont-ils préféré s’orienter vers le full électrique, ainsi que vers l’hybride diesel qui a progressé dans tous les segments.

CNG

Le grand perdant aujourd’hui, c’est le gaz naturel. Il perd 47% de parts de marché en ce début d’année. Sans doute parce que, avec l’entrée en vigueur du WLTP, les constructeurs ont arrêté pendant plusieurs semaines/mois la production de leur offre CNG. Elle est seulement en train de se réimplanter dans le marché.

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