Recul des ventes en Belgique : quel impact fiscal et quelle relance ?

Les chiffres d’immatriculations publiés ce mardi et les résultats de l’étude sur les intentions d’achat des automobilistes laissent craindre une année 2020 particulièrement compliquée pour le secteur automobile.

Après avoir déjà dû composer avec une cessation d’activité obligatoire lors du confinement, les concessionnaires et les ateliers devront donc faire face à une période de réduction des ventes plus longue encore. Et ce alors que la rentabilité nette du secteur est déjà très faible : 1,5 % pour les concessionnaires de voitures particulières en 2018.

TRAXIO a déjà calculé que la crise du Covid-19 réduira le chiffre d’affaires du secteur automobile de plus d’un cinquième en 2020.

En Belgique, la vente et l’immatriculation de voitures neuves ou d’occasions génèrent chaque année à elles seules plus de 2,2 milliards d’euro de productivité fiscale. Un montant réparti comme suit lors de l’exercice 2019 :

  • TVA sur les voitures neuves : 1,604 milliard €
  • TVA sur les voitures d’occasions : 113 millions €
  • Taxe de mise en circulation : 486 millions €
  • Taxe d’immatriculation : 36 millions €
  • Plaques personnalisées : 6 millions €

Un plan de relance, rapidement

Afin de limiter une forte baisse du marché, du chiffre d’affaires du secteur et des recettes fiscales de l’État en 2020, il convient de rapidement mettre en place une relance forte et temporaire du marché afin de donner aux consommateurs la confiance nécessaire en matière d’investissement.

C’est pourquoi le secteur automobile demande aux gouvernements une incitation financière significative à l’achat de véhicules, ce qui stimulera les ventes de véhicules, rendra les parcs plus écologiques et accélérera l’électrification de la mobilité.

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Tags: Auto