Roberto Fonseca (Arval) : « Pas de licenciements après la reprise de GE »

Roberto Fonseca Arval-web

Roberto Fonseca est le General Manager d’Arval Belgique. Mais ce Portugais d’origine se définit avant tout comme un « people manager ». Sa vie est une histoire de proximité avec les gens. Sa manière de gérer une entreprise aussi, que ce soit au Brésil et en Grèce où il a également dirigé des filiales d’Arval, ou en Belgique !

Vous êtes un passionné de football. Est-ce la popularité du sport qui vous attire ?BEN_8571-optimized

Roberto Fonseca : Entre autres, oui. Je suis toujours étonné de voir à quel point ce sport peut déchaîner des passions, réunir les gens. C’est magnifique, non ? Chaque samedi, je vais jouer au foot avec des amis, mes fils et vient qui veut. L’autre jour, un gamin d’une vingtaine d’années a demandé s’il pouvait jouer avec nous. A la fin du match, nous l’avons invité à nous rejoindre à sa guise. Je pense que le football m’a permis de comprendre comment les gens se comportent et comment être proche d’eux. Cela crée des liens et de l’ouverture.

De l’ouverture, mais aussi de la franchise  ?

RF : Un bon manager doit savoir s’entourer et constituer une bonne équipe. Ce qui veut dire complémentaire !  J’ai horreur d’être entouré de béni-oui-oui. J’attache beaucoup d’importance aux gens enthousiastes mais aussi qui peuvent être critiques. Récemment encore, je suis allé déjeuner avec un collaborateur qui a décidé de nous quitter. S’il part, c’est qu’il est déçu. Je voulais comprendre pourquoi. C’est ma façon de gérer une entreprise.

C’est comme cela que vous agissez aussi pour mener à bien l’intégration de GE Capital Fleet Services?

RF : Nous savons que les collaborateurs de GE craignent l’intégration, notamment pour leur emploi. Nous leur avons parlé. Et depuis, il m’est revenu qu’ils étaient beaucoup plus à l’aise et qu’ils adhéraient au projet. C’est le genre de choses qui me font me lever tous les matins en sachant que je ne perds pas mon temps.

BEN_8676-optimizedA nouveau, cette notion de rassemblement…

RF : Précisément : rassembler des gens qui n’ont a priori rien en commun. L’intégration de GE c’est complexe, mais ça se passe bien. Si les gens sont heureux, je suis convaincu que nous obtiendrons des résultats. Car ce rachat a un sens, celui de la complémentarité : en ce qui concerne le portefeuille de clients, le catalogue de produits et le profil des collaborateurs .

Si le personnel de GE est rassuré, c’est qu’il n’y aura pas de licenciements…

RF : Chez Arval, il y a 210 personnes. Chez GE, il y en a 70.  La croissance nous permettra de ne pas avoir de licenciement et avec la complémentarité que je mentionnais juste avant, tous les ingrédients sont réunis pour aller vers la réussite. Mais il faudra bosser et faire preuve d’esprit d’équipe.

L’avenir du couple Arval/GE est donc plutôt rose…

RF : En tout cas, il est entre nos mains. Je sais que, grosso modo, il y a 10 % des gens qui vont râler ou qui ne vont pas se plaire dans le nouvel organigramme. C’est la vie ! Le temps m’a appris à ne pas perdre 90 % de mon temps avec ces 10 %. Je me focalise sur tout le reste et sur ceux qui veulent avancer.

Retrouvez cet entretien avec Roberto Fonseca in extenso dans la prochaine édition de FLEET, à paraître en mai.

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