Securex : « Les émissions CO2 des voitures de société ont diminué de 2,2% en deux ans »

Le secrétariat social du prestataire de services RH Securex a mené une enquête auprès de 39.566 travailleurs. Il en ressort que 87,7% des voitures de société carburent au diesel. Les chiffres officiels de la DIV ne disent pas vraiment la même chose…

Selon l’enquête de Securex, quel type de voiture de société est en circulation au 1er janvier 2019 ?

87,7% des voitures de sociétés roulent encore au diesel (contre 93,4%), nous indique Securex.

Toutes les autres motorisations augmentent, de manière plus ou moins importante.

Ainsi, une voiture sur dix carbure à l’essence. C’est le double par rapport à 2017. Même tendance pour les voitures hybrides, qui passent 0,8 à 1,7%. Idem pour les voitures électriques, mais de manière beaucoup plus marginales : elles passent de 0,1 à 0,2% en deux ans. Le nombre de voitures au gaz reste bas (0,18% pour le CNG, 0,07% pour le LPG).

Tim Blanckaert, Mobility Expert : « Plusieurs raisons peuvent expliquer le faible nombre de voitures écologiques. Le manque de soutien aux employeurs, l’absence de bornes de chargement, les sociétés de leasing qui se tâtent encore, les prix catalogues élevés et peu de clarté encore sur la valeur de revente de ces véhicules, du fait de l’évolution des voitures électriques. »

Tableau : Securex

Des chiffres de la DIV, communiqués par Febiac, ne nous disent pas la même chose au sujet, notamment, des sociétés de leasing.

Quel impact sur le CO2 ?

« Nous observons une légère tendance à des voitures moins polluantes », explique-t-on chez Securex. Les émissions moyennes de CO2 des voitures de société ont diminué de 2,2 %, ces 2 dernières années, passant de 114,4 g/km en 2017 à 112 g/km en 2019. La plus forte diminution a été enregistrée entre 2017 et 2018 (-1,9 %).

Iris Tolpe, Director Business Consultancy : « Nous observons que les émissions de CO2 n’ont d’une manière générale baissé que de 2 % en l’espace de 2 ans et que les voitures écologiques restent un phénomène marginal. Le diesel reste roi et le marché du travail n’est clairement pas prêt pour « passer au vert ». D’une part, aujourd’hui, les employeurs ne semblent guère se soucier de l’écologisation de leur flotte (notamment dans le cadre de la rétention) et, d’autre part, les travailleurs optent encore très souvent pour une voiture au diesel. Les règles du jeu fiscales n’ont donc que peu d’impact sur le choix de la voiture de société et le travailleur belge ne semble pas vraiment avoir cure de quelques euros de plus ou de moins dans l’avantage de toute nature. Reste à savoir quel sera l’impact du budget mobilité» 

Relativisons quelque peu. Il est vrai que la transition vers des véhicules « zéro émission » traîne encore quelque peu. Et c’est un fait : la moyenne de CO2 a augmenté en 2019 sur l’ensemble du marché. Les raisons ? la dédiésélisation du parc (aussi en entreprises) ET le WLTP

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