Webinaire Autovista: “Un gouvernement sans possibilité d’action a un impact négatif sur la reprise du marché de l’occasion ».

Autovista Group organisait aujourd’hui un webinaire sur les valeurs résiduelles dans plusieurs pays européens. Trois quarts d’heure durant, nous avons été baladés à travers le continent en mode Eurovision, dans les bureaux des nombreux experts –  » Hello Europe, this is Berlin speaking « . Objectif : analyser l’effet qu’a eu le coronavirus sur les marchés locaux. Et une chose est sûre : ce ne sera pas « douze points pour la Belgique »…

Le marché automobile européen a été profondément affecté par la crise du coronavirus, et cette crise sera potentiellement plus grave que celle de 2008-2009, conclut Autovista. Mais il y a aussi des opportunités… L’appréhension envers les transports publics pourrait donner un coup de fouet temporaire au marché de l’occasion tandis que plusieurs gouvernements prennent des mesures incitatives pour soutenir l’achat de voitures écologiques, notamment.

C’est surtout en regard de cette dernière mesure que notre pays apparaît pour l’heure à la traîne. « Plus d’un an après les élections, nous n’avons toujours pas de gouvernement de plein exercice », fait sèchement remarqué l’expert Idesbald Vannieuwenhuyze, qui constate cette année une baisse de 30 à 40% sur le marché des voitures neuves. « Nous ne voyons pas de véritable vision à long terme pour le secteur automobile et les incitants gouvernementaux font toujours défaut. »

Faible diminution des valeurs résiduelles

Une politique de relance intelligente présente pourtant de nombreux avantages. « C’est une période de changements et donc d’opportunités nouvelles », insiste M. Vannieuwenhuyze. « D’une part la demande pour les transports « individualisés » va augmenter, d’autre part la demande pour des véhicules écologiques est également à la hausse. Sans même parler de la façon dont nous ferons la navette à l’avenir… »

M. Vannieuwenhuyze voit néanmoins les valeurs résiduelles légèrement diminuer dans les prochaines années. De 3 % cette année à 1,9 % l’an prochain, et à 1,4 % en 2022. L’impact du coronavirus se fera donc sentir pendant un certain temps …

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