Bruxelles bannit le diesel et… l’électrique… à moins de payer cher !

« Nous comptions installer deux bornes de recharge, mais on nous a répondu que ce serait très difficile parce que notre quartier n’était pas équipé de câbles électriques ad hoc. »

Ce constat fait par une entreprise bruxelloise et relayée par nos confrères de L’Echo a de quoi glacer le sang. D’autant que manifestement, 88% des rues de la capitale semblent être dans l’incapacité d’être pourvues de bornes de recharge rapide.

Le gestionnaire de réseau Sibelga est catégorique : le réseau 230 volts n’est pas problématique… pour les Bruxellois qui ont l’occasion de faire charger leur voiture pendant de longues heures nocturnes. Les autres n’ont qu’à payer très cher pour installer un transformateur qui permettra d’accélérer la recharge.

On a beau nous dire que Bruxelles est victime d’un choix du passé – la ville ayant opté, par souci d’économies, pour un cablâge 230 volts plutôt que 400 volts il y a une centaine d’années -, il n’en reste pas moins que les choses sont (une nouvelle fois) faites à l’envers.

Avant d’instaurer une LEZ sensée bannir le plus rapidement possible notamment le diabolique diesel, peut-être fallait-il s’assurer de pouvoir offrir des alternatives valables aux Bruxellois et aux navetteurs ne pouvant se passer d’une voiture par souci d’efficacité.

En termes de taxation, le gouvernement bruxellois souhaite sanctionner les véhicules lourds, encombrants et polluants. Les voitures électriques devraient quant à elles recevoir un régime fiscal favorable. Mais ça sert à quoi une voiture qui ne roule pas, faute d’alimentation ?

Peut-être Bruxelles préfère-t-elle installer de gros blocs de béton à ses ‘frontières’ pour bannir complètement les quatre roues…

Et dire que Paul Magnette proposait de passer au tout électrique dans les entreprises… d’ici 2023… J’en rigole encore !

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Tags: Auto