Bruxelles : le gouvernement propose deux alternatives à la voiture de société

Il y a quelques semaines, nous évoquions un plan de la ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Fremault (cdH), et de son collègue en charge de la mobilité, Pascal Smet (sp.a). Grosso modo, ce plan obligeait les entreprises de plus de 100 travailleurs à octroyer un vélo ou un abonnement de transports en commun en complément à la voiture de société.

Cette proposition n’avait pas manqué de faire réagir le patronat bruxellois. « La mesure en question ne va pas résoudre le problème de la mobilité à Bruxelles », s’était en effet exclamé Olivier Willockx, administrateur délégué de la Chambre du Commerce et Union des Entreprises de Bruxelles (BECI). Elle est unilatérale et génère de ce fait une charge sociale supplémentaire pour les entrepreneurs bruxellois. Or, le gouvernement bruxellois n’est pas compétent en la matière, car c’est une matière fédérale. Voici deux ans que nous répétons que la congestion du trafic est un des principaux motifs pour lesquels des entreprises envisagent de se délocaliser hors de Bruxelles. Il y a belle lurette que nous plaidons pour des solutions concrètes. Il faut s’occuper de l’infrastructure inadaptée : nous avons besoin de transports en commun performants, de la mise en place de parkings de dissuasion, de l’aménagement d’itinéraires cyclistes régionaux, d’un RER entièrement opérationnel, de l’instauration d’une taxe kilométrique intelligente etc. ».

De « complément » à « alternatives »

Les deux ministres ont donc revu leur copie. La nouvelle copie est assez différente de la première. Elle ne parle plus de complément à la voiture de société, mais bien d’alternatives. Elles sont au nombre de deux, ces alternatives :

  • soit une voiture de société moins chère conjuguée à un titre de transport ou un vélo
  • soit un package mobilité (abonnement à un service de voiture partagée ou de vélos, des chèques taxi, etc.)

Cette proposition constitue en fait la nouvelle version du plan de déplacements des entreprises de plus de 100 personnes sur le territoire bruxellois, un plan que le gouvernement doit – en principe – renouveler tous les trois ans.

Les entreprises concernées auront jusqu’au 30 juin pour établir leur diagnostic de mobilité. Elles auront ensuite jusqu’au 1er janvier 2018 pour mettre en oeuvre un plan qui tienne compte de la nouvelle norme édictée.

Et pendant ce temps-là, le gouvernement fédéral n’a manifestement toujours aucun accord concernant le budget mobilité