Comment allons-nous nous déplacer après le corona ? (2)| Le coup de grâce pour les transports publics ?

S’il y a une chose que nous pouvons dire, c’est que le coronavirus a bouleversé toutes nos habitudes. « Il y aura un avant et un après Covid-19 » : c’est le genre de propos que l’on entend/lit souvent. Est-ce vrai aussi pour la mobilité ? Quels sont les opportunités et les défis pour nos déplacements domicile-lieu de travail dans la société du mètre et demi ? Quelles sont les formes de mobilité les plus viables ? De nombreuses questions qui méritent des réponses. Aujourd’hui, nous traitons la deuxième question: le coronavirus, c’est le coup de grâce pour les transports publics ?

« L’effet du coronavirus sur les transports publics se fera sentir au moins jusqu’à ce qu’il y ait un vaccin », déclare l’expert du trafic Hajo Beeckman.  » Les gens tenteront d’éviter les transports en commun. Parce qu’ils préfèrent ne pas porter de masque buccal, par exemple. Dans les transports publics, vous devez souvent toucher toutes sortes de surfaces comme un poteau pour vous tenir ou un bouton d’arrêt pour descendre. Cela peut effrayer les gens. »

La vision de M. Beeckman est déjà confirmée à l’étranger. Le métro de Shanghai a perdu 40 % d’affluence après le confinement. Que vont faire ces navetteurs ? Une partie continuera à travailler à domicile, une autre partie prendra la voiture, selon une enquête réalisée par VAB auprès de 10.000 personnes. 17% avaient déjà switché vers la voiture pendant le lockdown et 56% ont travaillé de la maison. En tout état de cause, en attendant qu’un vaccin soit disponible, les transports publics devront remettre leur fonctionnement en question s’ils veulent avoir un avenir.

Le taux d’occupation

Selon une enquête du service MOBI (VUB), 40 % des navetteurs habitués aux transports publics indiquent qu’ils ne les utiliseront plus. Ils sont encore 40% à vouloir les fréquenter moins souvent.

Mais l’information joue un grand rôle. « Il est frappant de constater que la plupart des usagers trouvent important de connaître le taux d’occupation des transports publics. Il semble que ce soit la mesure la plus convaincante pour faire remonter les usagers dans le train, plus encore que le port de masques buccaux », déclare la professeure Lieselot Vanhaverbeke, coordinatrice de l’enquête. « Les sociétés de transport public pourraient donc récupérer certains de leurs clients en fournissant ces informations. »

#Auto
Trending