« La voiture-salaire nuit gravement à notre système de santé » : une campagne financée par les pouvoirs publics

La PAC (Présence et Action Culturelles), un « mouvement écosocialiste d’éducation permanente et populaire » comme il se définit, a lancé une campagne à l’encontre de la voiture de société : « La voiture-salaire nuit gravement à notre système de santé ». Cette campagne est soutenue par un siste Internet stop-voiture-salaire.be. Chacun croit et dit ce qu’il veut. Le hic, ici, c’est que cette campagne à la limite du populisme est indirectement financée par les pouvoirs publics…

Le mouvement gauchiste PAC (Présence et Action Culturelles) a lancé une campagne ouvertement anti-voitures de société, « emblématique des effets indésirable du capitalisme ».

La voiture de « l’homme blanc »

Ces « écosocialistes » avancent quatre raisons pour mettre fin à ce régime des voitures de société. Accrochez-vous :

  1. Les dégâts sur la sécurité sociale : s’appuyant sur des chiffres de la FGTB, la PAC estime à un milliard d’euros le manque à gagner pour la sécurité sociale. « Un milliard d’euros, cela correspond à l’engagement d’environ 13.171 infirmier·es pour les soins de santé », peut-on lire.
  2. Déterioration de la solidarité : « C’est l’homme, ‘blanc’, aisé, habitant les banlieues aisées, qui est le premier bénéficiaire de la voiture-salaire ».
  3. Dégâts sur l’environnement : « D’une part, on annonce des politiques environnementales qui voudraient taxer les comportements polluants et de l’autre, on maintient un système qui permet aux automobilistes de rouler « pour rien » et donc de polluer encore plus ».
  4. Impacts négatifs sur nos représentations culturelles : La voiture-salaire représente aussi un symbole culturel. En écho à un propos célèbre d’un publicitaire, « si on n’a pas une Rolex à 50 ans, on a raté sa vie », on pourrait affirmer aujourd’hui, « celles et ceux qui ne conduisent pas une voiture de société à 35 ans, sont manifestement passés à côté d’un des avantages de l’existence ».

Le voilà enfin, le lien entre la PAC (dont le C signifie Culturelles) et cette campagne : le fameux symbole culturel de la réussite…

« Un milliard d’euros, cela correspond à l’engagement d’environ 13.171 infirmier·es pour les soins de santé »

Bref, ce groupement veut la fin du régime fiscal de la voiture de société et des cartes-carburant. C’est son droit le plus strict.

Du mécénat public ?

Le hic, le voici : la PAC est soutenue financièrement par la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Wallonie, la Région de Bruxelles-Capitale, le W.B.I., l’Union Européenne (via le Fonds Social Européen), les provinces et la Loterie Nationale. Tous les niveaux de pouvoir (ou presque) participent donc au déploiement de cette organisation.

Et avec cet argent public, ce groupement sort totalement du cadre de son objectif « culturel », mettant en avant clichés, populismes et arguments (chiffrés) sans cesse ressassés par les masses sans nuance. Ou pour produire ce genre de vidéo hilarante (ou pas)

C’est à se poser la question : la mouvance verte de plus en plus solidement ancrée au coeur des institutions (belges) servirait-elle aussi de mécénat public pour propager ses slogans et idées ?

Un mouvement – qu’il soit social, culturel ou… – qui se dresserait comme étant le défenseur de la voiture de société pourrait-il lui aussi bénéficier de l’argent public pour se développer et convaincre les foules ? Peut-être le mouvement « Touche pas à ma voiture de société » devrait-il tenter sa chance…

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