« Le rattrapage des activités après-vente n’est pas possible pour l’instant »

Le CEO de Car-Pass, Michel Peelman, a compilé quelques chiffres éloquents sur la reprise de l’après-vente après le déconfinement. Il conclut de cette manière : « Il est à craindre qu’il ne soit pas possible de rattraper complètement ce retard et que les dommages économiques causés au secteur automobile en termes d’activités après-vente soient considérables ». Détails…

Lorsqu’ils travaillent sur une voiture particulière (cat. M1) ou un fourgon léger (cat. N1), les professionnels de l’automobile sont tenus de communiquer la situation du compteur à Car-Pass . Ils doivent le faire le jour même du travail. Le flux quotidien de données donne donc une image réelle de l’activité économique dans les ateliers belges.

« Pendant le confinement, le baromètre de Car-Pass était clairement sur le mauvais temps », explique Michel Peelman, CEO de Car-Pass. « L’activité a diminué de l’ordre de 80% dans la deuxième moitié du mois de mars et au cours du mois d’avril. »

Mais y a-t-il eu un pic après la réouverture des entreprises ?

Le graphique ci-dessus donne une réponse à cette question. La première semaine de mars (semaine 10) sert de référence. La ligne en pointillé montre l’évolution totale.

« À partir de la semaine 20 et en tenant compte de certains jours fériés, l’activité totale est de 25 à 30% plus élevée qu’au début du mois de mars. Mais ce tableau doit être nuancé si nous divisons l’évolution par secteur : concessionnaires de marques, garages indépendants, carrosseries, centrales de pneus, Vitrage et autres. »

On constate que l’augmentation est principalement due au fort pic dans les centrales de pneus, causée par le retard de montage des pneus d’été. Les mois de mai et juin ont donc permis un certain rattrapage.

« Car-Pass a néanmoins reçu 127.000 données de moins sur la période allant de la semaine 10 à la semaine 24 cette année que sur la même période l’année dernière. Les centrales de pneus ont donc encore beaucoup de travail à faire. »

Dans les autres branches, il n’y a pas eu de pic net en mai.

« Si l’on considère l’activité des concessionnaires de marques, le nombre total de relevés de compteurs signalés pour la période considérée est inférieur de 40 % à celui de l’année dernière », relève encore Michel Peelman.

Et celui-ci de conclure : « On peut observer une situation similaire dans les autres secteurs. Il est donc à craindre qu’il ne soit pas possible de rattraper complètement ce retard et que les dommages économiques causés au secteur automobile en termes d’activités après-vente soient considérables ».

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