Péage urbain à Bruxelles : les tests commencent en 2021

Ce jeudi 1er octobre, le gouvernement bruxellois devait présenter le modèle de péage urbain qui sera mis en place d’ici la fin de la législature. Il nous revient toutefois que l’exécutif n’a pas pu trancher. En tout cas, les premiers tests grandeur nature devraient quand même commencer en 2021 avec plusieurs formules.

Pour choisir le modèle retenu, le gouvernement s’est basé sur le rapport de Stratec qui planché sur un péage urbain, de type zonal ou cordon, avec une légère préférence pour le type zonal.

« Un péage zonal journalier au niveau de la RBC permettrait d’agir efficacement sur la mobilité routière dans, de et vers la RBC sans engendrer de discrimination vis-à-vis de l’extérieur. Une alternative au péage zonal pourrait être un système de double cordon – à analyser plus en profondeur », constate Stratec, cité par la DH.

Le péage zonal, c’est quoi ?

Le principe du péage zonal est celui-ci : on paie pour circuler dans une zone pendant une certaine durée, sans aucune limite de déplacement au sein de la plage temporelle.

Assez simple à implémenter, ce système nécessite quand même un quadrillage de caméras ANPR. A moins que la Région n’adopte l’e-vignette. Stratec estime le coût d’implantation d’un péage urbain aux alentours de 70 millions d’euros (34 millions d’investissement, 36 millions de coûts opérationnels).

Les inconvénients existent aussi. Ainsi, il ne permet pas de modulation tarifaire selon l’heure de la journée. Deuxième problème : quid des déplacements des riverains dont les voitures sont déjà garées dans la zone du péage ? A Londres, qui a implémenté le péage zonal, une réduction de 90% a été accordée aux résidents. En Belgique, une telle remise serait considérée comme une discrimination.

Et le péage cordon ?

Un péage cordon consiste à faire payer la traversée d’un cordon. Plus souvent le cordon est traversé, plus la note est élevée. Les déplacements internes ne sont pas concernés dans cette formule.

Le contrôle est assez simple pour autant que le ou les cordon(s) soi(en)t bien définis et clairs pour tout le monde. Et le tarif peut varier selon la période de la journée.

Cependant, « des commerces pourraient être défavorisés, les automobilistes trouveraient des chemins alternatifs, l’accès à des services publics pourrait être contraints », admet Stratec qui ajoute : « Selon les tracés, certains non-résidents de la zone pourraient ainsi être victimes de discrimination ».

Quels tarifs ?

La question que tout automobiliste se pose : combien ça va coûter tout ça ?

Dans un rapport de… 2013, on parait d’un tarif entre 3 et 12 euros par jour pour un péage zonal. Stratec estime en tout cas que le système est dissuasif et rentable à partir de 3 euros par jour.

La DH ajoute ceci : « Pour les navetteurs, le choix entre le péage zonal ou le péage cordon ne changera rien. Ils devront de toute façon payer. Pour les Bruxellois par contre, un péage cordon exemptera les résidents habitant à l’intérieur de la zone délimitée par le cordon. Quand bien même, afin de respecter les règles relatives à la non-discrimination, les Bruxellois devront très certainement mettre la main à la poche. »

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Tags: Mobility