Xavier De Buck (Touring) : « Le vélo et la voiture de société, les ‘gagnants’ du coronavirus »

C’est un début en fanfare pour Xavier De Buck dans ses nouvelles fonctions. En pleine crise du coronavirus, il a repris le flambeau de David Favest en tant que Directeur Business to Business du club mobilité Touring. Dans un entretien exclusif, il nous raconte son vécu des dernières semaines et se tourne vers l’avenir.

Comment avez-vous vécu la crise du Covid-19 chez Touring ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a fallu s’adapter. Je n’ai pas vu certains des membres de l’équipe depuis un mois et demi (rires). Je dois dire que chez Touring, nous avons réagi rapidement en faveur du télétravail. Plus de 90% du personnel administratif travaille à domicile. C’est difficile, mais réalisable. L’essentiel est de bien communiquer et de le faire ouvertement. Et en ce qui concerne nos patrouilleurs, ils ne peuvent évidemment pas travailler depuis chez eux, mais ils ont reçu du matériel et des instructions pour faire leur travail de la manière la plus sûre possible.

Certains pensent que le coronavirus va provoquer un séisme dans le paysage de la mobilité. Partagez-vous cet avis ?

C’est encore un mystère pour moi. Tout dépend de ce que le conseil de sécurité décide et de ce que les employeurs en font. Le télétravail, par exemple, restera-t-il la norme ? Nous constatons déjà davantage de trafic sur les routes, même si nous sommes encore loin de la situation normale. Nous avons vu un pic élevé les 4 et 11 mai, lorsque l’économie a redémarré. Nous y avons constaté une forte augmentation du nombre d’interventions, en particulier celles liées aux batteries.

Vous essayez quand même d’anticiper certaines tendances…

Touring est une entreprise qui veut garantir la mobilité de ses membres et de ses clients. Cela signifie également que nous devons nous organiser en fonction de l’évolution du parc de véhicules. C’est quelque chose que nous faisons depuis des décennies et cela ne changera certainement pas à l’avenir. Nous devons suivre de près l’évolution du secteur automobile et y répondre.

L’une de ces tendances sera sans aucun doute un engagement plus important en faveur de mesures écologiques, avec la voiture électrique aux avant-postes. Celles-ci deviennent de plus en plus intéressantes d’un point de vue fiscal, mais les entreprises veulent aussi se présenter de manière de plus en plus écologique. De ce fait, nous utilisons des véhicules qui peuvent dépanner les VE en cas de panne de batterie.

Les vélos semblent, eux aussi, gagner en popularité.

Je vois en effet beaucoup de vélos dans les rues. Nous sommes intimement convaincus que de nombreux employés considèrent le vélo électrique comme alternative à la voiture pour des trajets de 20 à 30 km. Dans les pays asiatiques, la voiture et le vélo sont les gagnants de la crise du coronavirus – pour autant qu’on puisse parler de ‘gagnants’ après une telle pandémie bien sûr.

Chez Touring, nous avons déjà un produit très spécifique pour les vélos : une assurance avec des services non seulement techniques, mais aussi médicaux. Nous constatons en effet qu’en raison du nombre croissant de vélos, les accidents sont plus nombreux. C’est pourquoi nous assurons déjà aujourd’hui contre les ennuis techniques et médicaux à hauteur de 6.500 euros. Cette offre suscite pas mal d’intérêt.

Et si nous regardons un peu plus loin dans l’avenir : à quelle nouvelle technologie vous préparez-vous désormais ?

Nous investissons déjà dans la technologie liée aux voitures connectées. L’objectif est de saisir de manière proactive les informations provenant de la voiture du client et de pouvoir ainsi prévoir les pannes en quelque sorte. Le client peut ainsi anticiper et perdre le moins de temps possible. Pour beaucoup de gens, cela semble lointain, mais nous effectuerons déjà les premiers tests à la fin de cette année.

Inscrivez-vous maintenant à FLOW, l’e-letter hebdomadaire de FLEET.be !