Car sharing : Peine partagée ou joie partagée ?

Schild Carsharing-Point

Si on observe le covoiturage d’une manière objective, c’est en quelque sorte LE remède contre les embouteillages … mais le Belge en est tout sauf friand. Le même principe s’applique-t-il au car sharing ? C’est ce que nous avons tenté de savoir au travers d’une enquête menée auprès des conducteurs de voitures de société et recueilli les réponses suivantes.

Les chiffres que nous présentons ici varient fortement mais force est de constater que les voitures de société qui ne sont pas nécessaires dans l’exercice d’une fonction (ce qu’on appelle la « voiture
salaire ») ne sont généralement utilisées que pour les trajets domicile-lieu de travail. Elles sont dès lors immobilisées entre 3 et 20 % du temps, souvent entre 9 h et 17 h. Or, une activation du parc
automobile immobile pourrait offrir de nombreux avantages à la mobilité … et même permettre aux sociétés qui rentabilisent leur parc automobile de constituer une cagnotte non négligeable.

Mais quels sont les incitants nécessaires et les obstacles majeurs ? Voici les résultats de notre enquête.

 

Moins de quatre conducteurs sur dix seraient disposés à partager leur voiture de société en échange d’une indemnité financière. Le montant de celle-ci jouerait un rôle non négligeable.Accepteriez-vous de partager

Près de 60 % sont disposés à partager leur voiture pendant la journée avec leurs collègues, ce qui offre résolument des possibilités aux entreprises dans lesquelles tout le monde n’a pas droit à une voiture de société.

Avec collègues

L’enthousiasme à partager la voiture de société au sein d’un pool de plusieurs entreprises n’est pas très élevé. Cela présente néanmoins un énorme potentiel en termes de gain de mobilité. Dans les parcs industriels, la concentration des sociétés sur une superficie limitée est élevée. Ce qui rend le principe de la voiture partagée réalisable d’un point de vue logistique sans s’exposer à des pertes de temps significatives.

sociétés voisines

Un cinquième envisage une combinaison entre la voiture partagée et le budget mobilité. Cela semble peu. Or, seuls 11 % s’étaient déclarés ouverts au budget mobilité lors d’une enquête conducteurs antérieure, menée fin de l’année dernière. Si la voiture entre en scène pour les déplacements professionnels, ce chiffre augmente d’emblée de près de 10 %.

budget mobilité

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les conducteurs ne sont pas enclins à partager leur véhicule … mais la plus importante est la crainte qu’il ne soit pas restitué à temps lorsqu’ils en ont besoin. À la lumière des problèmes importants de congestion dans notre pays, c’est compréhensible.

Craintes

Quels sont les avantages du car sharing selon vous ?

L’enquête se clôturait avec une question ouverte. La plupart des réponses allaient dans la direction d’une amélioration de la mobilité et d’une augmentation du taux d’occupation du parc automobile existant. Et même d’une réduction du parc automobile si plusieurs personnes utilisent les mêmes voitures. Les répondants ont donné leur préférence à la formule dans laquelle les collègues qui ne disposent pas d’une voiture de société peuvent néanmoins faire l’usage de la leur pour leurs déplacements professionnels. La majorité d’entre eux considèrent comme un avantage le fait qu’un parc automobile partagé puisse rapporter de l’argent. Quelques-uns se sont posé la question de savoir si cette indemnité serait versée seulement à la société ou également aux travailleurs qui partagent leur voiture. Dans le cas de la première hypothèse, la motivation de partager sa voiture est réduite à presque zéro.

Un seul répondant a formulé un commentaire très négatif : « Bien sûr que j’accepte de partager ma voiture de société ! ! ! Et ma maison et mon compte en banque aussi ! » Certains sont manifestement très attachés à « leur » voiture de société, bien qu’elle ne leur appartienne pas vraiment, quand bien même il s’agit d’une part de leur package salarial.

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