Le gouvernement approuve le budget mobilité

Les travailleurs qui disposent d’une voiture de société pourront bientôt l’échanger contre un budget mobilité. « L’employeur ne paiera pas un cent de plus et le travailleur ne recevra pas un cent de moins. Grâce à cette formule nous élargissons le choix » explique Maggie De Block (Open Vld).

Un travailleur disposant d’une voiture de société ou qui entre en ligne de compte pour cet avantage, disposera chaque année d’un budget. Ce budget mobilité correspond au coût total de sa voiture de société. Avec ce budget, les travailleurs peuvent échanger leur voiture de société contre un modèle plus respectueux de l’environnement, un modèle électrique ou une voiture dont les émissions sont inférieures à 95 g et répond à la norme basses émissions.

Avec ce budget ou avec ce qu’il en reste, le travailleur pourra également s’offrir des moyens de transports alternatifs et durables comme un abonnement pour les transports en commun, un vélo, une voiture partagée, un bus affrété par le travail, le taxi ou payer des frais de logement si le travailleur déménage pour se rapprocher de son travail. S’il reste encore de l’argent, la différence sera payée. Le travailleur doit uniquement payer 38,07% de cotisations sociales cette différence.

Pour avoir droit à un budget mobilité il faut répondre à un certain nombre de conditions. Les employeurs doivent avoir une politique de voiture de société pendant au moins 36 mois. Il existe une exception pour les entreprises qui viennent de démarrer. De leur côté, les travailleurs doivent avoir disposé d’une voiture pendant au moins 12 mois.

Selon Maggie De Block, tout sera mis en oeuvre pour que le budget mobilité entre en vigueur le 1er janvier 2019. Il faudra d’abord que le projet suive le parcous législatif classique.

Cash-for-car ou budget mobilité ?

« Le budget mobilité existera à côté du dispositif cash-for-car, pour lequel le parlement a donné son feu vert en mars dernier », explique la ministre De Block. « Grâce au dispositif cash-for-car, les travailleurs pourront échanger leur voiture de société contre une allocation cash faiblement taxée. Cela peut rapporter jusqu’à 700 euros nets par mois. »

Dans la pratique, le budget mobilité est plus lourdement taxé que le dispositif cash-for-car. « Nous voulons ainsi encourager les travailleurs à adopter un modèle plus respectueux de l’environnement en combinaison avec un moyen de transport alternatif comme les transports en commun ou le vélo », conclut la ministre De Block.

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