Let’s Talk FLEET! : les absents ont toujours tort…

Après une première édition à succès, l’heure était à la confirmation pour Let’s Talk FLEET! Avec près de 200 invités présents au SEAT Contact Center et un beau panel d’intervenants, tous les ingrédients semblaient réunis pour faire de cette 2e édition un nouveau temps fort d’échange et de réflexion.

En cette période pré-électorale, la voiture de société a fait l’objet de nombreuses considérations et paris quant à son avenir, tous partis politiques confondus. La rédaction de FLEET a donc décidé de prendre la température quelques jours avant l’échéance électorale. Elle a ainsi réuni un panel de défenseurs et de détracteurs du système dit de « la voiture-salaire ». Tel était en tout cas l’objectif du jour… C’était hélas sans compter le désistement de dernière minute de William Todts (Transport & Environment), bien connu pour ses positions critiques à l’égard de la voiture de société.

Qu’importe… Avaient bien répondu présents : Denis Gorteman (CEO D’Ieteren Auto), Goedele Sannen (VOKA) et Kristof De Roeck (fleetowner All Colors of Communication). Quant à Johan Portier (CEO LeasePlan Belgium) il apportait sa contribution via un conference call en live. La note critique, elle, était assurée par le modérateur du débat, Philip De Paepe.

Une voiture de société pour tout le monde

Denis Gorteman donnait d’emblée le ton du débat : « En Belgique, le parc automobile compte 5,8 millions de voitures, dont 20% de voitures de société. Les émissions de CO2 moyennes des véhicules privés est de 139 g/km, 110 pour les voitures-salaires. Voilà une raison suffisante à elle seule pour soutenir le système ! Quiconque dispose d’un contrat de travail à durée indéterminée devrait à mon sens recevoir une voiture-salaire. » 

Après pareille entrée en matière, rien d’étonnant à ce que les trois intervenants considèrent comme injustifiées les attaques dont font l’objet la voiture de société. « Le ‘problème’ de la voiture de société, c’est qu’il n’est pas possible de la cacher, contrairement à une différence salariale. C’est une cible idéale, car elle est visible”, ajoute encore Kristof De Roeck.

Les participants s’accordaient aussi pour dire qu’une vision à long terme devrait être formulée en matière de mobilité après les élections. « Il faudra examiner de près comment une future multimodalité peut être mise en oeuvre. Les joutes électorales du moment ne permettent pas de dégager une solution à long terme”, conclut encore Kristof De Roeck.

Goedele Sannen est du même avis : « J’entends beaucoup de discours populistes autour de la voiture de société, mais peu de choix sont faits. Les voitures-salaires ne sont pas des subsides mais plutôt un manque à gagner. On ne peut pas partir du principe que ces revenus reviendront à l’Etat dans le même ordre de grandeur… (si le système venait à disparaître, ndlr) » 

Prochain rendez-vous

C’est sur cette note que se conclut le débat. La prochaine édition de Let’s Talk FLEET! est déjà sur les rails. Elle se tiendra le 17 octobre, avec LeasePlan comme hôte du jour.

Vous retrouverez une analyse complète du débat tenu ce jeudi dans la prochaine édition du magazine FLEET. Pour vous abonner gratuitement, cliquez ici.

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