Véhicules électriques : «Moins d’entretien ? Oui… Mais l’avantage est avant tout fiscal !»

« Un véhicule électrique ne réclame que peu d’entretien ». Nous avons souvent entendu cela… Cet argument est d’ailleurs utilisé par les promoteurs de la voiture électrique. A tort ou à raison ? Nous avons mené l’enquête. En collaboration avec des spécialistes d’Eurofleet Consult, nous avons également effectué une comparaison du Total Cost of Ownership (TCO) d’une voiture à essence et d’un véhicule électrique … et cela donne des chiffres intéressants …

Par rapport au moteur à combustion, le moteur électrique comporte (beaucoup) moins de pièces mobiles. Son architecture est aussi moins élaborée. Pas de joint de culasse, pas de filtres à huile ou à air, pas de bougies, pas de courroies à remplacer ou d’huile à changer. Sans même parler des nombreux raffinements technologiques nécessaires à la réduction des émissions d’un moteur thermique. Prenez le pot catalytique… son remplacement est une opération particulièrement onéreuse…  

Avantage financier selon les constructeurs

Au nombre des arguments en faveur de la voiture électrique, il y a la consommation mais aussi les coûts de maintenance, nous dit-on… Moins chère à l’usage la voiture électrique ? Ok, mais de combien ? Nous avons trouvé quelques constructeurs transparents sur le sujet… mais avec des chiffres assez peu concordants…

Ford Mustang Mach-E

Pour sa Mustang Mach-E, Ford a calculé une économie de plus de 60% sur 5 ans/97 000 kilomètres par rapport à son équivalent essence. Soit 287 € contre 793 €.

Chez BMW, l’écart se resserre très nettement. Entre une BMW Série 1 et une BMW i3, l’écart n’atteint pas 25 euros sur 3 ans et 40.000 km… (€ 339 euros contre € 315 euros)

Curieux de connaître les détails de la comparaison TCO ? Cliquez sur le lien ci-dessous !

Chez Audi, on estime que les coûts d’entretien d’une voiture électrique sont inférieurs de plus de 40% à ceux d’une voiture à carburant fossile.

Volkswagen a réduit ses coûts d’entretien et de réparation de 35% grâce aux chiffres de l’Institut allemand d’économie automobile (Institut Für Automobilwirtschaft, IFA). Les recherches menées par l’IFA et DEKRA montrent que dès 2020, le coût total d’une voiture électrique, en ce compris l’électricité consommée, l’entretien régulier et les réparations, devait être inférieur de 3,2% à celui d’une voiture à moteur thermique. Même en l’absence de subventions environnementales.

KIA fait également référence à une étude, celle de Cap HPI. Les experts en données automobiles ont calculé que les coûts moyens de maintenance et d’entretien des voitures électriques sur une période de trois ans ou 100.000 kilomètres sont en moyenne 23% moins élevés que ceux des voitures à essence.

La parole au spécialiste

Mark Pecqueur, de la Haute Ecole Thomas More, est aussi d’avis que les véhicules électriques nécessitent moins d’entretien et de réparation que leurs équivalents thermiques.  « Il suffit d’énumérer tous les postes d’entretien et d’usure d’un moteur à combustion. Aucun d’eux ne concerne la voiture électrique. Au final, avec elle, vous économiserez environ 20% ».

Lorsqu’on a demandé à Mark Pecqueur quel type de maintenance était encore nécessaire en électrique, voici ce qu’il nous a répondu : « Le contrôle des batteries est parfois nécessaire, mais il s’agit d’une simple inspection, c’est tout. Le moteur électrique n’a pas besoin d’être inspecté, mais il est parfois inclus dans l’inspection. Les liquides de refroidissement de la batterie et (éventuellement) du moteur doivent être remplacés ou remplis à un moment donné, mais il est très exceptionnel que cela se produise pendant la location. En général, seulement après 8 ans ou plus. Autre exemple : la climatisation reste exactement la même qu’une voiture classique. Assez logiquement, les pneus et les amortisseurs s’useraient un peu plus vite en raison de leur poids et de leur puissance plus élevés, mais l’usure des deux dépend du style de conduite de chacun. De plus, des amortisseurs sont installés pour supporter une charge plus importante. Ce n’est pas un problème en soi ».

M. Pecqueur ajoute néanmoins ceci : « Les moteurs électriques peuvent eux aussi présenter des faiblesses. Beaucoup moins que les moteurs à combustion interne, mais tout de même. Et lorsque cela se produit, le coût de la réparation est souvent beaucoup plus élevé. Il faut parfois retirer les aimants, remplacer les bobinages. Tout cela coûte beaucoup d’argent. Idem pour les batteries. Nous n’allons pas les remplacer complètement s’ils sont défectueux, ils sont bien trop chers pour cela. Cela signifie qu’il faut les démonter et réparer ou remplacer certaines cellules. Le groupe Valckenier, par exemple, dispose d’un centre de service de batteries spécifique et a pas mal de travail. La technologie embarquée par les véhicules électriques est moins sujette à l’usure, mais elle n’est pas infaillible. »

Quel type d’entretien pour un véhicule électrique ?

Le groupe propulseur d’une voiture électrique se compose d’un moteur électrique, d’un onduleur et d’un chargeur. L’entretien traditionnel, comme la vidange d’huile moteur, n’est donc plus nécessaire. L’entretien d’une voiture électrique consiste principalement en un service d’inspection, le remplacement d’un filtre intérieur et le remplacement du liquide de freins. Mais le liquide de refroidissement de la batterie doit également être contrôlé périodiquement. Il en va de même pour les freins, les pneus, les essuie-glaces et les feux.

Comme les voitures électriques sont équipées de systèmes régénératifs, on peut également supposer que l’usure des freins est moindre que sur un véhicule classique. Cependant, nous n’avons pas trouvé de statistiques concrètes à ce sujet. Les pneus sont l’une des rares pièces d’usure où les véhicules électriques semblent désavantagés. En raison de leur couple disponible instantanément, leur potentiel de mise en vitesse met à mal la gomme des pneumatiques. « L’enthousiasme » du conducteur reste donc la variable d’ajustement.

TCO

Les chiffres constructeurs relatifs aux économies en matière de coûts de maintenance sur les véhicules électriques diffèrent sensiblement les uns des autres. Les sociétés de leasing n’ont pas davantage pu nous aider puisque ces coûts sont inclus dans le prix total mensuel de location. Nous avons donc fait appel aux spécialistes d’Eurofleet Consult qui, avec leur Car Cost Advisor, ont calculé pour nous la différence de TCO entre une DS 3 Crossback électrique et une DS 3 Crossback à moteur diesel. Ils ont utilisé une offre de Directlease comme base de calcul (48 mois-30 000 km/an). Le calcul a pris en compte tous les paramètres applicables au TCO : prix de location mensuel, fiscalité, consommation d’énergie, maintenance, …

Comparaison TCO :

DS 3 Crossback 50 kWh E-Tense So Chic 136 ch :

  • Prix catalogue : € 37.772,46 (net)
  • : € 736,32
  • TCO mensuel : € 895

DS 3 Crossback BlueHDi 130 Automatic Grand Chic (5drs) 131 ch :

  • Prix catalogue: € 32.517,99 (net)
  • Tarif leasing mensuel : € 724,14
  • TCO mensuel : € 1.010,84

Sur la durée totale des contrats de leasing, le TCO de la DS 3 Crossback électrique est donc inférieur de 5.560 € à celui de son homologue diesel.

Le conducteur de la version EV en profite également, puisque sur la durée totale, il paie 864 € de moins en ATN que son collègue pour la version diesel.

Vous y apprendrez notamment que l’essentiel de l’économie est fiscal et, dans une moindre mesure, qu’elle concerne d’autres paramètres tels que l’entretien et la consommation.

#Auto #TCO

Inscrivez-vous maintenant à FLOW, l’e-letter hebdomadaire de FLEET.be !

FLEET Dealers FLEET Sector FLEET.TV TCO
Trending