Le diesel reste le chouchou des sociétés, malgré un net recul

Le marché de l’automobile neuve a connu en Belgique un premier semestre marqué par une hausse de près de 3% de ses immatriculations par rapport à une année 2017 pourtant déjà excellente à ce niveau. Au-delà des 331.369 automobiles neuves immatriculées lors des six premiers mois de cet exercice, quelques tendances se dégagent quant aux produits plébiscités par les Belges.

Entamée en 2012, la chute des immatriculations de voitures neuves pourvues d’une motorisation diesel s’est encore accélérée durant le premier semestre de cette année. Si le diesel représentait fin
2011 non moins de 75,3% du marché des voitures neuves, il a vu depuis lors constamment reculer ses parts de marché pour ne plus représenter que 46,3% des ventes de voitures neuves fin 2017.

Entre le 1er janvier et le 30 juin 2018, les ventes de motorisations diesel se sont encore réduites pour ne plus représenter actuellement que 36,1% du marché global. Un retrait dont profite presque intégralement la motorisation essence, dont la part de marché est passée de 48,2% fin décembre 2017 à 58% au 30 juin de cette année.

Dans les flottes

Au niveau des voitures neuves immatriculées au nom de sociétés, la motorisation diesel continue cependant de rencontrer la majorité des suffrages. Logique, dès l’instant où ces véhicules utilisés pour un usage professionnel sont amenés à parcourir des distances plus importantes.

Néanmoins, la part de marché de ce carburant est là aussi en net recul pour ne plus représenter que 56% des immatriculations lors du premier semestre. En outre, alors que les motorisations hybrides, électriques et au gaz naturel concentrent 4,1% des immatriculations auprès des clients « privés », ces motorisations alternatives composent 7,6% des immatriculations de voitures neuves réalisées au nom d’entreprises. Des entreprises qui conservent plus que jamais leur rôle « moteur » dans l’écologisation du parc automobile belge.