Denis Malherbe (Volvo) : « La fiscalité 2020 ne doit pas provoquer l’attentisme »

Denis Malherbe a reçu la difficile tâche de mener la campagne du FLEET Manager of the Year pour Volvo suite au départ d’Alain Peers, à qui il fait un clin d’œil dans la vidéo. Et il ne se défend pas mal du tout. Qu’en pensez-vous ?

Quel sera selon vous l’impact de la fiscalité 2020 sur le marché des flottes ?

Il y aura un impact, même si je pense que les gestionnaires de flotte sont désormais bien au courant de ce qui va évoluer en 2020. On espère en tout cas que ce ne sera pas l’attentisme comme on l’a parfois vécu cette année-ci.

On espère que tout le monde connaît les règles du jeu et que ça permettra de ne plus hésiter ou de ne pas postposer des commandes. Ceci dit, nous sommes toujours dépendants des décisions politiques pour 2020, en termes de WLTP. Or, l’incertitude n’est jamais bonne pour le secteur.

Etes-vous plutôt Fleet Manager ou Mobility Manager ?

Je suis tantôt l’un, tantôt l’autre, en fonction du profil du client. Certaines entreprises sont organisées et ont un environnement qui leur permettent de réfléchir en termes de mobilité. Je pense aux sociétés installées dans les centres villes et dans les grands centres urbains.

Par contre, quand je me déplace en campagne ou dans un zoning isolé de tout moyen de transport en commun, on y parle encore de fleet. Et exclusivement de fleet. Peut-être qu’à terme, on ne parlera plus que de Mobility Manager, mais aujourd’hui, on évoque encore les deux.

Les particuliers tournent le dos au diesel. Qu’en est-il des flottes ?

Il est vrai que le diesel a connu un certain ralentissement, aussi dans les flottes. Mais on est loin de l’abandon du diesel dans les flottes. C’est une évidence pour toutes les marques. A mon avis, le Fleet ou Mobility Manager a un rôle beaucoup plus pointu que jadis.

Il doit analyser le profil de chaque collaborateur. Et en fonction de lui-ci, il doit choisir le type de véhicule et de carburant. Je constate vraiment une tendance vers un choix individualisé orienté tantôt vers le diesel, tantôt vers l’électrique, tantôt plug-in hybride, tantôt essence.

Quelle est votre voiture de société actuelle ?

Je roule aujourd’hui avec une Volvo V60 diesel.

Pourquoi avoir décidé de nous amener cette version Polestar de la S60 ?

C’est un bon prétexte pour montrer que Volvo est loin des modèles très carré avec le chapeau à l’arrière d’il y a quelques décennies. La marque évolué excessivement rapidement au cours des dernières années et a opéré une mutation remarquable vers des modèles beaucoup plus dynamiques, plus jeunes et plus sexy.

C’est aussi l’occasion de rappeler que Volvo fait le choix, plus que jamais, de l’électrification. Cette S60 Polestar est un véhicule sportif, mais plug-in hybride rechargeable. Elle développe plus de 400 chevaux, mais ne dépasse pas les 48 grammes de CO2/km en NEDC 2.0 (59 en WLTP).

La voiture autonome : une bonne idée ou la fin du plaisir de conduite ?

La voiture autonome arrivera un jour. Mais probablement pas demain. Les optimistes doivent un peu revoir leur pronostics. On dépend beaucoup de l’infrastructure, de la technologie et de la législation. Elle signifiera sans doute moins de plaisir en termes de conduite, mais c’est sans doute plus de plaisir en termes de temps libre. C’est d’ailleurs l’un des créneaux de Volvo : donner du temps libre et de la qualité de vie au conducteur et aux occupants.

La voiture autonome est peut-être aussi une opportunité en termes de renouvellement plus régulier de la flotte. Ces véhicules seront probablement utilisés de manière plus intensive et donc peut-être faudra-t-il les renouveler plus souvent. C’est l’occasion de sans cesse réactualiser la technologie et de verdir sans cesse le parc automobile.

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